17.03.2009

MIEUX VAUT BON SENS QU'ESPRIT SCIENTIFIQUE IMPUR

1/ Exemple
Un médecin confiait à l'un de ses confrères les bienfaits de la vitamine C naturelle. Il l'invitait à appliquer cette méthode sur des patients atteints de maladies chroniques. Devant cette démonstration ponctuée de faits précis faisant état des éclatants succès de cette méthode, le clinicien finit par avouer à son confrère qu'il utiliserait cette méthode pour ses proches mais jamais dans sa clinique qui finirait par fermer ses portes. Si des personnes doutent de ce fait divers, nous pouvons leur envoyer un document qui authentifie les propos tenus. Vous verrez la relation avec cette satanée économie !


2/Exemple
On admet généralement que le paludisme à pour origine les piqûres de moustiques. Or, dans les années 50, plusieurs biologistes s'aventurèrent dans les marais de Syrie et pendant plusieurs jours vécurent, accompagnés de plusieurs dizaines de bouteilles d'eau de Volvic. Ils furent piqués des dizaines de fois par des moustiques tant redoutés. Ils ne burent que de leur eau, cuisine comprise. Aucun n'attrapa le palu ! Ils examinèrent au microscope l'eau des marais. Dans cette dernière, pullulaient des amibes; indiscutable cause de cette maladie. Pensons en ce que nous voudrons, mais si cela ne se sait pas c'est que quelqu'un veille au grain !


3/Exemple
Lors de l'épidémie récente de chikungunia à la Réunion, la majeur partie des personnes atteintes furent guéries, rapidement par la prise de chlorure de magnésium et pour les cas les plus graves par des perfusions de vitamines C. Les résultats furent stupéfiants, à la surprise de tous les médecins. L'initiatrice de la thérapie fut victime les jours suivants en France d'une tentative d'empoisonnement. Elle fut sauvée par l'un de ses amis médecins (j'en fus le témoin indirect). Si le moustique semble être à l'origine du chik pour la Presse nous sommes tentés de penser que le système immunitaire des personnes atteintes était plus que faible et qu'elles devaient manquer dans leur nourriture de chlorure de magnésium et de vitamines C puisqu' ils furent sortis de leurs souffrances grâce à ces dernières. Ne pas oublier qu'en Tunisie et en Egypte les cas de cancer sont relativement rares car les terres sont riches en magnésium. D'autre part toutes nos terres agricoles - excepté le sol en bio - reçoivent trop de potasse et pas assez de magnésie. Malgré plusieurs recommandations préconisées par des biologistes à l'administration compétente rien n'est encore fait pour améliorer les sols et diminuer ainsi les maladies. Comprend qui pourra, mais l'Economie est encore montrée du doigt.


4/Exemple
Dans le journal de Michel Dogna, N°68, février 2009, il est bien expliqué grâce, entre autres au Dr Max Gerson, que les trophoblastes, à l'origine des métastases sont réveillés par:
* Un excès d'hormones femelles dans le sang (laitage, viandes de batterie, poissons d'élevage.
* Un trop grand apport de protéines mobilisant le pancréas
* Un "entoxinement" organique dû à une surcharge hépatique permanente
* Une insuffisance de sécrétion d'hormones pancréatique
* Une déprogrammation par un traumatisme psychique …

Il est à remarquer que nos rois "viandards" (Louis XI, Louis XIII, Louis XIV), mais aussi Richelieu, étaient atteints de goutte et de gravelle, mourant de leurs complications dans des souffrances atroces. Ils n'étaient pas atteints de cancer car la viande était saine, mais elle contenait un poison violent l'acide urique, le sang des sels toxiques formés par la course du gibier.

Tout ceci pour bien comprendre que notre ignorance vient de la même cause: la désinformation semblable par ses effets à l'ignorance qui accaparait nos anciens et qui profitait à la religion et aux seigneurs. Mais vous n'êtes pas obligés de nous croire car si ceci était vrai cela se saurait !
Vive la désinformation ou l'occultation de faits notables et salvateurs.
Jacques Daudon

Notre mission première a consisté à divulguer une information fiable profitable à tous en tout domaine.
Notre deuxième action sera de protéger : la veuve, l'orphelin, l' handicapé et toute victime de la désinformation, quelle qu'elle soit et suppléer aux inconséquences d'un pouvoir victime de son ignorance et de sa soumission.
En conséquence, nous responsables du PFP nous nous engageons, à l'endroit de ceux qui nous font confiance d'agir à leur égard de la meilleure des façons. Notre relatif savoir et parfaite connaissance des secteurs clefs de la vie nous permettent, sans aucune forfanterie, de dire qu'à tout problème, même grave, existe immanquablement une solution.
Fait le 28 octobre 2006. Ceci s'ajoute en complément de notre Charte de survie.

Les responsables : Denise Normant & Jacques Daudon http://daudon.free.fr

15.02.2009

LES MAMMOGRAPHIES PEUVENT-ELLES DONNER LE CANCER ?

À travers les medias, toutes les instances de santé incitent les femmes à faire, chaque année, une mammographie pour éviter le cancer du sein. Mais personne ne signale à toutes celles qui vont leur obéir que ces examens ne sont pas sans risques.
Le 18 octobre 1995, le Dr Samuel Epstein, référence internationale et auteur de plus de 270 publications scientifiques, président de la Coalition pour la Prévention du Cancer, Médaille d’Or de l’Académie de Médecine Albert Schweitzer, profitait d’une journée nationale de mammographie organisée aux États-Unis pour dénoncer les dangers de cette pratique qui, pour lui, n’a pas fait la preuve de son utilité. Il a insisté sur le fait que lorsque le cancer du sein est ainsi détecté, il existe depuis au moins huit ans et a donc déjà touché les ganglions lymphatiques ou d’autres organes, particulièrement chez les femmes jeunes. Dans son remarquable ouvrage The Politics Of Cancer revisited, paru en 1998 mais non traduit en français, il critique très largement le lobby du cancer et soutient que chez les femmes en pré-ménopause, un cancer détecté sur quatre n’est pas un vrai cancer, mais qu’en revanche, un cancer sur quatre n’est pas détecté.

Il est loin d’être le seul dans son analyse et le NCI (National Cancer Institute) va plus loin en affirmant que ce chiffre s’élève à 40 % chez les femmes de 40 à 49 ans. L’Institut a publié des statistiques qui montrent que chez les femmes de moins de 35 ans, les mammographies peuvent provoquer 75 cancers pour 15 cancers correctement diagnostiqués.

Dans une étude publiée en 2005 par le New England Journal of Medicine, c’est 30 % des cancers chez les femmes de 40 ans qui ne sont pas détectés par les mammographies.

Le NIH (National Institute of Health) estime que ces examens occultent 10 % des tumeurs malignes chez les femmes de plus de 50 ans. À son tour, une étude suédoise menée sur 60 000 femmes, a démontré que 70 % des tumeurs détectées par mammographie n’étaient pas des tumeurs. Or, outre le stress émotionnel causé par ces diagnostics erronés, ces femmes ont aussi subi des biopsies toujours dangereuses.
Quant au Dr James Howenstine, médecin américain qui a 34 ans de pratique privée et hospitalière, il signale que 10 % des femmes qui ont déjà un cancer du sein montreront une mammographie normale, ce qui leur fera perdre un temps précieux pour avoir un véritable diagnostic, alors que l’épidémie du cancer du sein gagne chaque jour du terrain. « Des campagnes massives encouragent les femmes à avoir une mammographie chaque année. Ce rituel annuel génère des résultats faux positifs et faux négatifs qui mènent à des opérations inutiles et une considérable anxiété chez les femmes incorrectement diagnostiquées. »

Enfin, le 8 janvier 2000, The Lancet publiait une étude danoise qui réduisait à néant l’espoir des cancérologues qui croyaient alors qu’en dépistant plus précocement les cancers du sein par mammographie, on réussirait à faire baisser leur incidence et leur mortalité. Le journal concluait qu’en termes de mortalité, une politique de dépistage du cancer du sein « ne serait pas justifiée ».

Et en mars 2006, le mensuel La Recherche signalait à son tour, dans son numéro 395, que « la mortalité par cancer du sein a très peu diminué depuis 20 ans », alors que « les cas diagnostiqués, eux, explosent ». Le journal ajoutait que certains experts dénonçaient les effets pervers du dépistage qui « conduirait à détecter et à traiter des tumeurs mammaires qui n’auraient pas mis la vie de la patiente en danger ».

Les mammographies augmenteraient les risques de cancer
Pour Epstein, ajoutées à une angoisse inutile, les mammographies répétées en période de pré-ménopause augmentent les risques de cancer. « Des études récentes basées sur les dix années précédentes indiquent une augmentation très nette des cancers quelques années après le début de ces examens fréquents, ce qui confirme la grande sensibilité des seins en pré-ménopause et l’effet carcinogène des radiations ».
Le Dr Ken Walker, gynécologue à Toronto, mais aussi le plus célèbre des journalistes médicaux canadiens sous le pseudonyme du Dr Gifford-Jones, partage son avis : « Les femmes de 40 à 49 ans qui subissent régulièrement des mammographies, sont deux fois plus susceptibles de mourir d’un cancer trois ans plus tard que celles qui gardent leurs seins sous leurs chemisiers ».
Ce médecin diplômé d’Harvard estime lui aussi que les diagnostics précoces constituent un mensonge car « il faut huit ans pour qu’une tumeur soit assez importante pour être décelée, ce qui laisse le temps aux cellules cancéreuses de se propager dans l’organisme. Cela n’est pas vraiment un diagnostic précoce ».
À ses yeux, des milliers de femmes servent de cobayes depuis de nombreuses années, pendant que la Médecine cherche de tous côtés les causes du cancer, des bactéries aux gènes, sans penser une seule seconde que l’un des principaux responsables est l’industrie du cancer elle-même.
The National Cancer Institute a aussi publié des statistiques qui montrent que chez les femmes de moins de 35 ans, les mammographies peuvent provoquer 75 cancers contre 15 cancers correctement diagnostiqués.
Ces mammographies exposent les tissus sensibles du sein à des radiations dangereuses, alors que les spécialistes estiment qu’il n’existe pas de « dose acceptable » de radiation. Pour le Pr Anthony Miller, de l’Institut National du Cancer de Toronto, l’ADN du sein est plus vulnérable aux doses réduites de radiation que les tissus thyroïdiens ou la moelle des os.
D’après Diana Hunt, diplômé du centre médical d’UCLA, spécialiste des rayons X, « les radiations reçues par le sein au cours d’une seule mammographie correspondent à 11,9 fois la dose absorbée annuellement par le corps entier ».
La dose moyenne de rads reçus en mammographie pour deux images par sein est de 1 à 4 unités, mais d’après le Pr Epstein, la dose peut parfois être dix fois supérieure. Et Rosalie Bertell, l’une des autorités les plus respectées en ce qui concerne les dangers des radiations, affirme que chaque rad augmente de 1 % les risques de cancer du sein et correspond à une année de vieillissement.
En conséquence, si une femme commence à subir des mammographies annuelles dès l’âge de 55 ans, à 75 ans elle aura reçu 20 rads. Évidemment, ce pourcentage est proportionnel à l’âge du début des mammographies, ce qui est effarant à l’heure actuelle où elles sont pratiquées de plus en plus tôt. En comparaison, les femmes qui ont survécu aux bombardements de Hiroshima ou Nagasaki ont absorbé 35 rads. Bien qu’une radiation massive soit plus dangereuse que des petites doses, il est important de savoir que les effets de ces petites doses sont cumulatifs.
Et plus les cellules du sein sont jeunes, plus leur ADN est endommagé par les radiations. En outre, ce risque est accru chez les femmes porteuses du gène A-T, soit environ 1,5 % des sujets. Le pourcentage peut sembler minime, mais on estime qu’aux États-Unis environ 10 000 cancers par an sont dus aux mammographies chez les femmes porteuses de ce gène. Une seule mammographie augmente de 4 à 6 fois leur risque de cancer.
Une étude, publiée le 20 octobre 1993 dans le journal du National Cancer Institute américain, montre une augmentation très nette du cancer du sein après les traitements par rayons de certaines maladies bénignes du sein chez les femmes âgées de plus de 40 ans au moment des premiers traitements.
Depuis l’introduction des mammographies, l’incidence d’un certain carcinome du sein aurait augmenté de 328 %, et une étude du Canadian National Breast Cancer, qui date de 1992, a démontré une augmentation de 52 % de la mortalité par cancer du sein chez les jeunes femmes qui subissent des mammographies. En outre, les femmes enceintes exposées aux radiations mettent leur fœtus en danger avec des risques de leucémies ou de malformations, et les enfants exposés aux radiations peuvent à leur tour développer un cancer du sein à l’âge adulte.
Le Dr William John Gofman, professeur émérite de biologie moléculaire et cellulaire à Berkeley et chargé de cours à l’école de médecine de l’université de Californie à San Francisco, spécialiste des effets biologiques des rayons X et des dangers nucléaires, lauréat du prix Nobel, estimait que 75 % des nouveaux cas de cancer étaient provoqués par les irradiations médicales comme les rayons X, scanners, mammographies, tomographies et fluoroscopies. Il leur imputait également la responsabilité de nombreux cas de maladies coronariennes.
Quelques mois avant sa mort en 2007 à 88 ans, le Dr Gofman a publié une étude de 699 pages sous l’égide du comité For Nuclear Responsibility qui conclue que les effets de ces appareils de détection, combinés avec une mauvaise nourriture, le tabac et l’usage de la pilule, vont causer, aux États-Unis, 100 millions de décès prématurés durant la prochaine décennie.
Il considérait que les techniques de détection sont parfois nécessaires, mais uniquement dans certains cas où il était impossible de s’en passer. « Il n’existe pas de dose saine. Un seul atome radioactif peut déclancher une mutation permanente dans des cellules génétiques », et ces accumulations peuvent provoquer un cancer entre 5 et 50 ans plus tard.

La propagation des cellules par compression du sein
D'autre part, nombre de cancérologues insistent sur le fait que la compression du sein durant l’examen, surtout chez les femmes jeunes, peut permettre à un petit cancer non détectable de se propager. À son tour, le Pr Anthony Miller, qui met en garde les patientes contre le danger des radiations, précise également que des cellules cancéreuses risquent d’être écrasées et répandues dans le sang sous la pression des appareils de détection. Par ailleurs, il dénonce le danger des biopsies.
Deux cancérologues, le Dr John Diamond, membre du Royal Australian and New Zealand College of Psychiatry et ancien Président de l’Académie Internationale de Médecine Préventive, et le Dr Lee Cowden, de l’Université St. Louis du Missouri, résument identiquement le problème du cancer. « Le champ du cancer aux États-Unis est délimité par un monopole médical qui assure un flot constant de bénéfices pour les compagnies pharmaceutiques, les firmes de technologie médicale, les instituts de recherches et les Agences gouvernementales telles que la FDA, le National Cancer Institute, et l’American Cancer Society. »
Nombre de cancérologues français partagent ces opinions, mais ne peuvent en parler à haute voix car en France il n’est pas permis de critiquer le système sans perdre sa situation.
Cependant, dans l’ouvrage collectif Qui décide de notre santé ? paru en 1998 sous la direction de Bernard Cassou et Michel Schiff, le Dr Jean-Claude Salomon, cancérologue, ancien directeur de recherche au CNRS, à présent membre du Conseil scientifique d’Attac-France, faisait remarquer que s’il n’est pas accompagné d’une baisse de la mortalité, l’augmentation du pourcentage de survie à cinq ans n’est pas un indice de progrès. Le Dr Salomon notait aussi que si l’on comptabilise sans distinction les vrais cancers et des tumeurs qui n’auraient sans doute jamais provoqué de maladie cancéreuse, cela contribue à augmenter artificiellement le pourcentage des cancers « guéris ». « Le diagnostic précoce n’a souvent pour effet que d’allonger la durée de la maladie avec son cortège d’angoisse. Cela contredit bien des affirmations concernant les prétendues avancées thérapeutiques. »
Mais il ne faut pas perdre de vue que « le cancer fait vivre davantage de gens qu’il n’en tue », comme l’ont écrit les internes de Villejuif sur le mur de leur salle de garde, il y a quelque trente ans. Le cancer représente un marché mondial inépuisable et en continuelle expansion. Dans ce domaine, le chômage n’est pas à craindre et tous les lobbies concernés se démènent pour accaparer ce marché, affolant les populations et les gouvernements, faisant fi de toute morale, de toute considération d’éthique, allant même jusqu’à acculer à la mort des malades qui pourraient être soignés et guéris par des méthodes qui ne font pas partie de leurs « produits », donc de leurs bénéfices.
Il est vrai que les laboratoires récoltent, chaque année, des centaines de milliards de dollars grâce au cancer — et la Commission du cancer a souligné que le prix des médicaments anticancéreux avait augmenté de 500 % en dix ans —, ce qui permet de se demander s’ils ont tellement envie de tuer la poule aux œufs d’or que représente pour eux cette maladie.
Car, si le cancer était vaincu demain, de quoi vivraient ces gigantesques entreprises dont le seul profit est la maladie ?
La pratique de la mammographie nous rappelle le « repassage des seins » des adolescentes au Cameroun, pratique largement répandue dans ce pays d`Afrique centrale, qui consiste à écraser les seins des adolescentes dans le but d`éviter aux jeunes filles d’attirer trop tôt les hommes.
« Au-delà de la douleur et du traumatisme dus au “repassage des seins”, certaines filles se sont retrouvées avec les seins totalement détruits », explique à l’IPS (Agence Inter Press Service) Marie Claire Eteki, médecin au ministère de la Santé publique. « Le repassage des seins occasionne de nombreuses souffrances et peut favoriser l’apparition de certaines maladies, comme le cancer des seins, les kystes, la dépression ».
Bessem Ebanga, secrétaire exécutive du Renata, une association de filles-mères, veut faire interdire ce rituel abominable. « Les seins, c`est un don de Dieu », dit-elle.
Puisqu’il est largement prouvé que les mammographies, qui écrasent les seins comme ces pratiques barbares, sont non seulement inutiles mais dangereuses, allons-nous persister à imiter les habitudes arriérées du Cameroun alors que nous traitons ceux qui les emploient de « sauvages ». Quels sont les plus condamnables, ceux qui pèchent par ignorance ou ceux qui savent, mais agissent par goût du profit ?
Et que dire de nos instances dites, bien à tort, « de santé », lorsqu’elles persistent à croire ce que leur raconte leur seul « informateur », le lobby pharmaceutique (Big Pharma), qui a pourtant largement prouvé qu’il n’hésite pas à mentir pour préserver ses cotations en bourse et a souvent été condamné pour de telles pratiques ? À croire qu’ils sont incapables de lire les milliers de publications qui contredisent leurs « informations ».

Sylvie SIMON

06.10.2008

L'ALLOPATIE N'A PAS D'AVENIR

La médecine occidentale, essentiellement allopathique, est de par son histoire et par la nature de la société qui l’a engendrée, sous dépendance technologique.

Actuellement, chaque fois que l’on parle de progrès en médecine, il s’agit toujours de progrès technologiques. Une instrumentation en chirurgie, un nouveau procédé d’investigation diagnostique, un nouveau médicament, mais en aucun cas, un progrès médical. Il faut entendre par progrès médical, l’idée que le médecin est en mesure de mieux comprendre le processus qui est à l’origine de la maladie, et ainsi de mieux être capable d’agir.

La médecine moderne décrit de plus en plus finement ce qui ce passe dans le corps du malade, mais cette description ne dit rien du processus à l’origine du désordre pathologique et encore moins la façon d’agir pour corriger le problème et restaurer la situation initiale.

Actuellement, devant un malade, le médecin a absolument besoin de technologie pour définir la maladie - scanner, IRM, analyses médicales, etc.-, mais aussi pour traiter - chirurgie, radiothérapie, ou chimiothérapie. De plus, cette action technologique est toujours déléguée, à une équipe chirurgicale, à des radiothérapeutes, à une industrie pharmaceutique, etc. Le médecin, seul, est le plus souvent impuissant. Ainsi, le maintien de la santé dans notre société est à la merci d’un effondrement technologique.

De même, l’agriculture est à la merci de l’augmentation du prix du pétrole. On sait maintenant - Yves Cochet l’a démontré à propos du "Pic de Hubert"- que si le prix du pétrole augmente, ce sont les engrais, les pesticides, le chauffage des serres, l’énergie motrice qui vont gravement pénaliser cette économie agricole, dont on sait qu’elle est déjà subventionnée à l’extrême limite du raisonnable. Or cette augmentation n’est sans doute pas seulement une hypothèse, mais vraisemblablement une situation inévitable qui pourrait mettre en faillite l’ensemble du système.

Notre économie ne pourra pas échapper à un choc technologique qui sera le résultat vraisemblable d’un brutal coup de frein nécessité par une décroissance rendue inéluctable par nos propres excès et par ceux à venir de la Chine et de l’Inde. Dès que ces deux pays auront augmenté encore leur production, nos économies seront ruinées par l’augmentation du prix des matières premières, le différentiel des coûts de main d’œuvre et le formidable volume de produits généré par ces deux géants sur le plan démographique.

Tous les indicateurs montrent que notre santé va nous coûter plus que nous ne pouvons déjà payer. Il apparaît évident que nous arriverons à un point où nous ne pourrons plus nous payer la médecine que nous sommes en train de fabriquer. Que fera le médecin s’il ne peut plus prescrire des examens et s’il doit se contenter d’anciens médicaments ? Et s’il n’a plus de médicaments disponibles ou si le patient n’a plus les moyens de les payer ? Car il ne faut pas se faire d’illusions, tout le monde ne sera pas à égalité devant les désordres qui s’annoncent. Les solidarités actuelles exploseront devant l’ampleur des problèmes. Cela a déjà commencé à se produire.

Il faut que la médecine retrouve la capacité à des analyses fondées sur les capacités humaines, l’observation, l’auscultation, l’écoute du patient, le relevé des signes, la palpation, etc. Les médecines traditionnelles offrent des possibilités très importantes grâce aux plantes ou aux techniques manuelles. Même l’homéopathie si elle se montre capable de s’affranchir de la tutelle de la médecine occidentale peut offrir des solutions thérapeutiques non coûteuses et dont les productions peuvent être réalisées par des pharmaciens avec des moyens même rudimentaires.

Les mouvements politiques vers une sobriété économique montrent la voie à suivre. Il ne s’agit pas de retour en arrière, mais à terme, il est clair que nous ne pourrons pas continuer comme cela. De plus, nous devrons apprendre la sobriété dans la consommation et dans les moyens à mettre en œuvre. Pour rester en bonne santé, il ne faut pas seulement agir pour soigner, mais avant tout développer des conduites alimentaires, environnementales, émotionnelles, relationnelles et spirituelles.

par Christian Portal http://www.ecomedecine.ouvaton.org/

02.08.2008

LES LECONS DU PASSE NE PROFITENT JAMAIS A NOS ELUS

Sur le long terme, je suis préoccupé par la biologie. Les armes nucléaires nécessitent de grandes usines, alors qu’on peut faire des manipulations génétiques dans un petit laboratoire. Le danger est que, par accident ou volontairement, nous créions un virus qui nous détruira. Stéphen Hawking - (Astrophysicien) -  Daily Télégraph, 16 Octobre 2001.

Nos gouvernants ne cessent de répéter qu’ils tirent toujours les leçons du passé. Or rien n’est plus faux, car ils oublient ces leçons au fur et à mesure qu’ils les reçoivent.

Au fil des ans, les catastrophes sanitaires connaissent toutes les mêmes phases de déroulement. Un nouveau produit arrive sur le marché et, grâce à un matraquage publicitaire, il suscite l’enthousiasme général. Plus ou moins tard, des chercheurs indépendants constatent les dégâts et demandent aux autorités d’intervenir. C’est alors que l’industrie nous abreuve d’informations venant de scientifiques corrompus qui produisent des contre-expertises truquées. Alors que les rapports de maladie ou de décès se multiplient, notre “gouvernance“ persiste à se référer aux expertises sécurisantes, à nier toute relation entre le produit et ses effets délétères, et interdit aux scientifiques contestataires de s’exprimer en public, n’hésitant pas à discréditer leurs travaux.

Il en a été ainsi du médicament Thalidomide, qui fit des milliers de victimes dont les handicaps et déformations des survivants se transmettaient à leurs propres enfants par le truchement de l’ADN modifié, ainsi que l’amiante, dont les lobbies industriels et nombre de scientifiques eet fonctionnaires se sont évertués à dissimuler les dangers mortels entre 1972 et la révélation du scandale en juin 1996. Tous les ministres de la Santé de cette période ont prétendu ne pas avoir été prévenus de ces problèmes, et les mesures “d’urgence“ annoncées le 3 juillet 1996 par le ministre des Affaires sociales, ne sont entrées en vigueur qu’en janvier 1997.

Il en fut de même pour les PCB* qui se sont progressivement accumulés dans les sols à cause de leur très lente décomposition, des hormonesencéphalopathie spongiforme bovine (vache folle) qui fut longtemps occultée puis on nous certifia qu’elle ne passerait jamais la barrière d’espèce, ce qu’elle a fait contre l’avis “unanime des experts“, du scandale de l’Arc nié par plus de six cents médecins et chercheurs qui ont mis en avant leur position “scientifique“ pour prendre partie en faveur de l’association.

Ce processus s’est renouvelé pour le sang contaminé transfusé jusqu’à l’épuisement des stocks et pour lequel personne ne sera vraisemblablement condamné à de la prison ferme, le Vioxx considéré comme le médicament le plus “performant“ de l’année, les antibiotiques

Tous ces scandales ont eu de nombreux points communs et une même origine : l’appât du gain au détriment de la santé. Cependant après chaque scandale, d’éminents “spécialistes“ nantis de l’absolution générale nous ont expliqué avec des trémolos dans la voix que les décisions incriminées étaient justifiés par les “données actuelles de la science“, d’autant quà présent, à la notion de “responsable mais non coupable“ s’est ajoutée celle de “coupable mais pas condamnable“.

De toute manière, tant que les rares responsables condamnés ne le seront qu’à des amendes, si importantes soient-elles, ils récidiveront car le risque est loin d’égaler le bénéfice. Le seul moyen de les empêcher de nuire est de les emprisonner dans le quartier des criminels.

NOS POUVOIRS PERSISTENT ET SIGNENT

Nous récidivons avec les dioxines hautement cancérogènes et principalement produites dans les incinérateurs des usines de retraitement des déchets, les œstrogènes que l’on trouve en fortes concentrations dans les rivières et qui provoquent une diminution draconienne des fonctions reproductives chez les poissons mâles, et le Cruiser insecticide vendu en France et qui appartient à la même famille que les substances du Gaucho et du  Regent incriminés pour leur impact néfaste sur les abeilles, alors que l’Allemagne a suspendu son autorisation !.

Nous pratiquons la même politique de l’autruche avec les nombreuses antennes-relais de téléphonie mobile sources de nombreuses pathologies qui vont des maux de tête et troubles auditifs et visuels aux cancer, et le déploiement de réseaux WI-fi pour l’internet sans fil à travers la France, et surtout dans les établissements scolaires, alors qu’aucune étude sérieuse sur leur impact sanitaire n’a été effectuée et qu’il ne sera pas possible de détecter leurs effets délétères avant plusieurs années.

La manipulation continue avec la vaccination contre l’hépatite B dont on refuse d’admettre les milliers de victimes ou l’autisme généré par les vaccins qui préoccupent enfin les trois candidats aux élections américaines, mais pas nos députés.


*Les PCB, ou PolyChloroBiphényles, et PCT ou PolyChloroTerphényles sont des dérivés chimiques chlorés plus connus en France sous le nom de pyralènes. Depuis les années 1930, les PCB étaient utilisés dans l’industrie pour leurs qualités d’isolation électrique, de lubrification et de d’ininflammabilité. On les retrouvait comme isolants dans les transformateurs électriques et les condensateurs, comme lubrifiants dans les turbines et les pompes ou comme composants d’huiles, de soudures, d’adhésifs, de peintures et de papiers autocopiants.
<hr />
dans l’élevage, de l’ administrés dans discernement pendant des lustres, et qui ont ainsi perdu leur efficacité.

10.07.2008

LESIEUR : L'HUILE DE MOTEUR DANS NOS ASSIETTES

Depuis quelques semaines, la Commission européenne et le gouvernement  français laissent une huile contaminée par des hydrocarbures passer  dans la chaîne alimentaire. A petites doses, elle arrive dans nos  assiettes à notre insu, mais avec l’aval des pouvoirs publics.

Au point de départ de cette affaire, il y a une alerte lancée le 22 avril par un industriel suite à la détection d’une « huile minérale  pure » dans de l’huile de tournesol achetée à Lesieur. Le lot contaminé provient d’Ukraine et l’ensemble de la cargaison a semble-t- il été saisi.

Mais des contrôles menés a posteriori ont révélé qu’une autre importation ukrainienne, déchargée à Sète en février, était elle  aussi contaminée. Et pour ce lot, le « rattrapage » est beaucoup plus  compliqué car l’huile est déjà dans la chaîne alimentaire.

La France n’est sans doute pas le seul pays concerné :  l’Allemagne,les Pays-Bas, l’Italie, la Grèce, Malte et l’Espagne sont  eux aussi importateurs d’huile ukrainienne.

Les agences sanitaires européennes et françaises ont été saisies en urgence pour évaluer le risque potentiel pour les consommateurs.  Mais, curieusement, les pouvoirs publics se sont appuyés sur  l’expertise des toxicologues pour définir un niveau de contamination  tolérable, réputé sans risque pour la santé ! Concrètement, seuls les  produits contenant plus de 10% d’huile de tournesol contaminée font  l’objet d’un retrait. Pour le reste, ce sont les consommateurs européens qui dégustent...

Rappelons que, d’après l’administration française, le contaminant  provient du raffinage du pétrole. Il est destiné à lubrifier des machines et non à entrer dans la composition des vinaigrettes, plats  cuisinés ou mayonnaises !

Et pour couronner le tout, les pouvoirs publics émettent de simples « recommandations » qui, par définition ne sont pas contraignantes, pour les professionnels.

L’association de consommateurs CLCV considère que  cette crise est gérée d’une façon déplorable.

En effet :

- Dans son avis du 7 mai, l’Agence française de sécurité sanitaire  des aliments souligne qu’il serait souhaitable de préciser plus finement la composition du contaminant. Les experts ne peuvent  exclure qu’une fraction des huiles indésirables présente des risques plus élevés pour les consommateurs;

- Quand bien même il n’y aurait aucun risque sanitaire avéré, il est inadmissible que des produits qui n’ont rien à faire dans la chaîne alimentaire y soient ainsi tolérés ;

- Enfin, si l’origine de l’affaire est bien frauduleuse, comme tout semble l’indiquer, les autorités auront fait preuve d’un laxisme consternant en admettant qu’un produit non conforme soit proposé aux  consommateurs.

L’association de consommateurs CLCV (www.clcv.org) demande que :
o Tous les produits potentiellement contaminés soient retirés purement et simplement de la chaîne alimentaire ;
o Cette mesure de retrait ne soit pas une simple recommandation mais une obligation pour tous les professionnels.

Nous vous invitons à signer cette cyber@ction ICI pour faire pression dans ce sens sur la commission européenne et le gouvernement français.

Les marques concernées, à boycotter d’urgence et durablement (il vaut mieux acheter de l’huile bio !), sont les suivantes :

Lesieur, et toutes les marques du groupe :
Fruit d’or
Epi d’or
Frial
Isio 4
Oli
Carapelli
Saupiquet
Toutes les marques du groupe Unilever , par exemple
Amora
Planta Fin
Maille
Knorr
Magnum
Miko
….
Les produits les plus susceptibles de contenir de l’huile empoisonnée sont les suivants :
Mayonnaise
Tarama
Sauce Béarnaise
Chips
Vinaigrette allégée
Surimi
Céleri Rémoulade
Soupe de poisson en conserve
Poisson pané

19.01.2008

BIENTÔT DES ALIMENTS ISSUS D'ANIMAUX CLONES

Ce n'est plus de la science-fiction. L'Europe lance aujourd'hui le processus d'autorisation. Mais les organisations agricoles ne sont pas pressées.

BRUXELLES (de notre correspondant). - Le mot « clonage », qui risque d'effrayer les consommateurs, a été gommé par la Commission européenne. Il n'en reste pas moins que Bruxelles va proposer aux États membres de l'Union européenne, ce 14 janvier, de mettre en place un processus d'autorisation pour le lait ou la viande issus d'animaux « obtenus à partir de méthodes non traditionnelles » ou de « procédés émergents » de reproduction. Autrement dit, des clones. Elle va, en effet, ouvrir les négociations sur un projet de règlement sur les « nouveaux aliments ». Les premières applications commerciales pourraient être disponibles dans les cinq ans.

Que va-t-on manger ? Il ne s'agit pas de manger du porc ou de boire du lait de vache clonés. Car cloner coûte cher. Véritables produits de luxe, ces animaux seront réservés à la reproduction. D'autant plus qu'ils présentent encore quelques anomalies par rapport à leurs congénères conventionnels. Ils sont sensibles aux maladies et montrent parfois des retards de développement. Leur descendance, rassurent les experts, est parfaitement normale.

La nourriture restera-t-elle sûre ? Selon les scientifiques américains et européens, il est « peu probable », que le clonage ait un « impact significatif » sur les consommateurs. Néanmoins, la Commission prévoit que chaque nouvel aliment devra faire l'objet d'une autorisation. L'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (AESA) devra réaliser une étude des risques. Les pays européens pourront intervenir, lors d'un vote, pour empêcher une mise sur le marché communautaire. À condition toutefois d'être fortement majoritaires (plus de 70 % des voix), comme pour les OGM.

Pourquoi cloner les animaux ? Le clonage permet, au dire des spécialistes, d'introduire avec une rapidité remarquable les caractéristiques désirées pour un animal d'élevage et surtout sa descendance. Il permet de perpétuer les lignées de reproducteurs les plus performants ou celles dont les produits, comme le lait, sont les meilleurs. Pour le moment, seuls les scientifiques ont fourni leur avis à la Commission qui attend, sous peu, la position du Comité d'éthique européen.

Qu'en pensent les agriculteurs ? Pour les organisations professionnelles agricoles de l'Union européenne (Copa et Cogeca), il n'y a pas lieu de se presser. « Il est indispensable d'informer les citoyens de l'état de la situation et de ne pas attendre que les produits issus de cette nouvelle technique se retrouvent dans les rayons », insiste Pekka Pesonen, leur secrétaire général.

Pourquoi l'Europe veut-t-elle aller vite ? L'Autorité européenne pour la sécurité des aliments a ouvert, hier, un débat public sur le clonage (1). Sans en attendre le résultat, Bruxelles a jugé nécessaire de lancer les démarches pour offrir un cadre juridique à ce procédé. D'une part, les Américains qui vont l'autoriser veulent pouvoir exporter leurs produits. Ils font planer la menace d'un nouveau bras de fer, identique à celui sur les OGM. D'autre part, l'Europe entend, elle aussi, afficher sa bonne volonté auprès des industriels. Sa décision leur montre que leurs efforts de recherche et de développement seront récompensés par de réelles perspectives commerciales au sein l'UE.

Luc VERNET

Economique et Social Lettre d’information Ouest-France - lundi 14 janvier 2008

09.03.2007

ESPERANCE DE VIE ... La fin des illusions

Nos enfants vivront moins longtemps que nous ! Claude AUBERT l’affirme dans son dernier ouvrage : il démontre que les démographes se trompent dans leurs promesses de longévité car ils négligent les effets de plusieurs bombes à retardement.
L’espérance de vie dépasse aujourd’hui 80 ans : selon les statisticiens, en 2050 les Français vivront 85 ans et plus. Pourquoi remettre en cause ces projections officielles ?

Depuis le début du siècle, l’espérance de vie n’a en effet cessé de croître et nous gagnons en moyenne 2 à 3 mois de vie tous les ans. Tel est le point de départ des discours officiels qui reposent avec une confiance aveugle dans la science sur les progrès de la médecine et le meilleur suivi médical.

Depuis trente ans, chaque fois que je parle d’agriculture biologique, dénonçant les risques de pollution, d’impacts sur la santé, on me rétorque presque toujours en argument final que tout cela n’est pas très grave. Pour preuve, l’espérance de vie augmente !
Ces projections démographiques m’ont toujours interpellé et depuis longtemps je pense que ces courbes pourraient bien s’inverser.

Vous considérez l’expression consacrée « espérance de vie à la naissance » comme un faux sens. Pourquoi ?

Elle indique l’âge moyen auquel meurent les gens aujourd’hui, ce qui n’est que le reflet de la manière dont ils ont vécu depuis leur naissance et pas une projection. Elle ne donne aucune indication sur ce qui se passera dans cinquante ans !

Prolonger les courbes de vie des générations nées à partir des années soixante-dix à partir de la longévité d’individus nés au début du siècle est un leurre.

D’autant que ces derniers sont «solides», ils ont notamment survécu à la mortalité infantile très élevée de l’époque, qui éliminait les plus fragiles !

L’expression « longévité actuelle moyenne » serait plus juste.

Comment avez-vous procédé pour établir vos pronostics ?

Je suis parti d’observations que chacun peut faire au quotidien accompagnées d’une veille scientifique régulière sur les maladies, la mortalité et leurs causes.
Les chiffres révèlent en effet depuis le début du siècle une baisse de mortalité due notamment aux maladies cardio-vasculaires, infectieuses et infantiles grâce essentiellement à une meilleure hygiène, aux progrès de la médecine, aux antibiotiques et à un meilleur suivi médical. Ayant atteint un niveau très bas, ils devraient se stabiliser. La mortalité par maladies cardio-vasculaires recommence même à augmenter légèrement dans certaines régions. Dans le même temps, j’ai été frappé par l’augmentation de maladies liées aux modes de vie : en France, en vingt ans on enregistre 63 % de cancers de plus, touchant notamment de plus en plus les jeunes, et deux fois plus d’asthmatiques; 5 à 6 % de diabétiques de plus chaque année et bientôt deux fois plus d’hommes de plus de 55 ans en surpoids ou obèses. De 1980 à 1997, la mortalité par maladies dites BCPO, bronchite chronique et emphysème pulmonaire, a augmenté de 15 % pour les hommes et de 68 % pour les femmes. Nous allons vers une société de malades chroniques où même si l’on vit plus longtemps, ce sera en mauvaise santé et fortement soutenus par la médecine.

L’obésité vous emble être la première menace pour l’espérance de vie ?

La rapidité avec laquelle le phénomène se développe est frappante surtout en Europe. Certains spécialistes avancent que dans les prochaines décennies, l’espérance de vie des Américains pourrait diminuer de trois à cinq ans à cause de l’obésité. Et que nous pourrions bien être la première génération dans l’humanité où les parents verront leurs enfants mourir avant eux ... Telles des bombes à retardement, d’autres causes vont peser sur les courbes de longévité. Le problème est qu’on ne voit pas le demi-siècle de décalage entre les causes et les conséquences.
Ainsi les statistiques de consommation alimentaire entre 1950 et 2000 laissent augurer des surprises. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la consommation de viande,de matières grasses, de glucides simples et complexes était équilibrée. Pour donner des ordres de grandeur actuels, notre alimentation compte deux fois plus de graisses et de sucres qu’à l’époque, soit bien trop, et deux fois moins de glucides complexes. Cette évolution rapide s’est produite entre 1950 et 1980.
Depuis, les consommations sont relativement stables. La génération qui suit ce mode d’alimentation depuis la naissance est celle des trentenaires et des quarantenaires. Les effets sur la mortalité devraient apparaître d’ici une vingtaine d’années.
Ce décalage a bien été vu avec beaucoup de retard concernant le tabac et l’amiante, mais il n’est pas pris en compte pourd’autres phénomènes comme l’alimentation, ou encore la sédentarité qui constitue également une menace.
Autrefois, n’importe quel enfant marchait au moins une demi-heure à pied par jour, ne serait-ce que pour se rendre à l’école. Aujourd’hui on en est loin.

Quand on songe que l’énergie calorique d’une barre chocolatée de 50 g, un Mars, et même certaines barres bio, représente 225 Kcal c’est-à-dire O % des besoins quotidiens d’un adulte sédentaire, et qu’il faut 30 minutes de marche d’un bon pas ou de natation pour les éliminer...

Une thèse soutenue à la faculté de médecine de Rouen en 2004 compare la santé des personnes ayant une activité physique et de celles n’en ayant pas dans trois villes européennes et montre qu’une activité modérée permet une diminution des risques de différentes pathologies du cancer du côlon, du sein, de la prostate ... en passant par la dépression.

Vous abordez également l’importance de la vie fœtale ?

Né en Amérique, un mouvement scientifique s’intéresse actuellement aux prédispositions qui se mettent en place pendant la vie fœtale.
Si les effets du tabac, de l’alcool et de certains toxiques sur le fœtus sont connus, l’impact de la pollution et des perturbateurs hormonaux l’est beaucoup moins. On se rend compte de l’importance de l’alimentation de la mère qui peut accentuer des prédispositions, par exemple au diabète ou à l’hypertension chez son enfant une fois adulte.

Le mode de vie des grands-parents pourrait même avoir une incidence sur la santé de leurs petits-enfants ?

Jusqu’à présent les scientifiques pensaient qu’une mutation génétique était nécessaire pour qu’un nouveau caractère soit transmis aux générations suivantes. On sait aujourd’hui qu’un caractère peut être transmis sans modifications de l’ADN, siège du patrimoine génétique. Cela s’appelle la transmission épigénétique.
Un gène « silencieux», dont les caractères ne s’expriment pas dans l’individu, peut être « activé» dans la génération suivante ou inversement en raison d’une perturbation des mécanismes cellulaires de transcription de l’ADN.
C’est inquiétant et rassurant à la fois car nos actes peuvent avoir des conséquences négatives mais aussi positives !

On a l’impression que tout est déjà joué, d’autant que les enfants sont les plus sensibles à la pollution !

Non ! Que notre capital santé soit bon ou médiocre, on peut agir pour l’entretenir et le sauvegarder. On le constate avec le tabac encore une fois : arrêter de fumer réduit énormément les risques liés à cette pratique !

Quelques conseils pour les futures mamans … Et pour tous ?

Des évidences ! Pas d’alcool, pas de tabac, une alimentation équilibrée et bio.
Eviter au maximum d’avaler ou de respirer les nombreuses substances chimiques qui nous entourent, comme celles qui sont présentes dans les pesticides et dans beaucoup d’objets de notre environnement.
Exemple, les retardateurs de flammes dans les téléviseurs, ordinateurs, tissus, vêtements, les phtalates dans les plastiques... traversent le placenta et perturbent l’équilibre hormonal du fœtus, le prédisposant éventuellement à certaines pathologies.

Pendant la grossesse, il faut donc être encore plus attentif à la pollution, notamment celle de l’air intérieur. Beaucoup de polluants identifiables peuvent être évités.

Que cherchez-vous à travers ce livre ?

A interpeller pour une prise de conscience. A donner aux gens des informations qu’on ne leur apporte jamais et qui sont importantes pour leur santé et celle de leurs enfants !

Si on luttait contre l’obésité comme on l’a fait pour le tabagisme, on obtiendrait des résultats. En Finlande par exemple, une région située au Nord enregistrait dans les années soixante-dix de forts taux de mortalité par maladies cardio-vasculaires du fait d’une consommation excessive de graisses animales. Une information massive sur l’alimentation à différents niveaux s’est mise en place, accompagnée par des programmes de reconversion des exploitations laitières aux petits fruits. Cela a permis de diminuer fortement la mortalité par ces maladies.

C’est une question de volonté politique et de moyens, mais quand on veut, on peut !

Propos recueillis par Pascale Solana
Espérance de vie, la fin des illusions, Claude Aubert, éd. Terre vivante - 2006.

Et comme dit Sylvie SIMON :

Pour rester en bonne santé, retrouvons notre bon sens.
Le seul moyen de nous en sortir sans trop de dégât est donc de quitter le navire avant qu’il ne sombre et d’essayer de nous soigner autrement, en dehors des sentiers battus et, surtout, avec discernement. Il est donc primordial de prendre en main notre santé, tout d’abord en menant une vie saine et active, en mangeant des produits naturels, en évitant au maximum toute consommation de produits chimiques (médicaments, vaccinations).


« Information ou désinformation », Editions Guy Trédaniel.
« Les dix plus gros mensonges sur les vaccins », Editions Dangles.
« La nouvelle dictature médico-scientifique », Editions Dangles.