15.04.2009

NOUS Y SOMMES !

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.

Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni  connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien  profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas  le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est  la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle  depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).

Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin,  relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille), récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme  tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, et une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie; une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute,  mais nous danserons encore.

Fred  Vargas
Archéologue et  écrivain


LA TERRE SINON RIEN

« La Terre, sinon rien... » regroupe tous ceux qui, amoureux de la vie, veulent agir dans le domaine politique pour rendre possible la « sobriété heureuse ».

Les partis politiques nous ennuient.

Nous avons donc décidé d’offrir simplement aux électeurs l’opportunité de se prononcer pour un programme concret, réaliste et passionnant, au delà des idéologies dépassées de la gauche comme de la droite ou du centre …

Pour les élections européennes de 2009, nous demandons qu’une loi permette que les 27 pays membres calculent, avec de nouveaux indices, leur Progrès, et pas seulement la croissance de leur Produit Intérieur Brut.

Compter ce qui compte vraiment.

« Plus n’égale pas mieux », nous dit Pierre Rabhi.

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DANGER SANTE

Le danger des produits ménagers, produits d’entretien pour la maison [Danger Santé]

03.04.2009

CENSURE EN ILLE ET VILLAINE

CENSURE A BETTON EN ILLE ET VILLAINE

La nouvelle tournée de conférences et de séminaires de Jean-Jacques CREVECŒUR, consacrée à la santé “autonome et responsable“, a bien mal commencé.

La projection du film consacré au Docteur HAMER « SEUL CONTRE TOUS »
 suivie d’une conférence a été dès le début interdite sur tout le territoire français.

Jean-Jacques CREVECŒUR a donc décidé d’annuler les soirées consacrées à la projection controversée du film « Seul contre tous » et de les remplacer par des conférences sur d’autres thèmes.

A Rennes, le thème choisi était « LES MALADIES ONT-ELLES UN SENS ? »

Malgré cette concession, Michel GAUTIER, Maire de BETTON sur ordre du cabinet du Premier Ministre François FILLON, et après avoir reçu des informations de l’ADFI*, a interdit au dernier moment la conférence, laquelle pourtant était programmée depuis plus d’un mois au cinéma indépendant « LE TRISKELL », à BETTON le mercredi 25 mars 2009.

Une nouvelle atteinte à la liberté d’expression*.

IL FAUT SAVOIR QUE :

•    Le cabinet du Premier Ministre n’a pas le pouvoir d’imposer quoi que ce soit à un maire, concernant ce qui se passe sur sa commune ;

•    Si un maire interdit la tenue d’une conférence, il enfreint la loi (violation de la liberté de parole et d’expression) ;

•    Si un maire interdit l’accès à une salle, il enfreint une deuxième fois la loi (violation de la liberté de réunion et d’association).

Dès l’instant, d’une manière générale, où l’on dérange le système en place, on est très vite accusé de faire partie d’un mouvement sectaire ;

•    Jean Jacques CREVECOEUR, à lui tout seul, serait une secte !!
•    Nous avons eu la surprise d’apprendre que nous, petite association « Action Santé Libertés » serions également un mouvement sectaire.

Cette accusation calomnieuse pourrait faire rire ceux et celles qui  connaissent nos objectifs, si en France, au « PAYS DES DROITS DE L'HOMME », la liberté d’expression, la liberté de penser et de se soigner autrement, n’étaient pas bafouées quotidiennement.

A l’heure prévue, le cinéma « LE TRISKELL », lequel  s’était pourtant engagé, était fermé et de plus, surveillé par la gendarmerie.
Nous étions présents et avons informé les nombreuses personnes qui avaient fait le déplacement que la conférence était interdite. Nous les avons conviées à une réunion privée.

Merci Monsieur GAUTIER, vous n’avez fait que renforcer notre détermination et nous conforter dans l’utilité de notre association citoyenne de santé “Pour la défense des droits fondamentaux de la personne“.

Et n’en déplaise aux champions de la pensée unique, nous continuerons à défendre nos idées et à faire passer tous les messages d’intérêt général, en particulier celui de Jean-Jacques CREVECOEUR.

Ghislaine

* ADFI : Union Nationale des Association de Défense des Familles et de l'lndividu victimes de sectes
http://www.sectes-infos.net/ADFI.htm

Extrait de la Déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 adoptée à Paris dans le cadre de l'Organisation des Nations Unies.

« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit »

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