15.02.2009

LES MAMMOGRAPHIES PEUVENT-ELLES DONNER LE CANCER ?

À travers les medias, toutes les instances de santé incitent les femmes à faire, chaque année, une mammographie pour éviter le cancer du sein. Mais personne ne signale à toutes celles qui vont leur obéir que ces examens ne sont pas sans risques.
Le 18 octobre 1995, le Dr Samuel Epstein, référence internationale et auteur de plus de 270 publications scientifiques, président de la Coalition pour la Prévention du Cancer, Médaille d’Or de l’Académie de Médecine Albert Schweitzer, profitait d’une journée nationale de mammographie organisée aux États-Unis pour dénoncer les dangers de cette pratique qui, pour lui, n’a pas fait la preuve de son utilité. Il a insisté sur le fait que lorsque le cancer du sein est ainsi détecté, il existe depuis au moins huit ans et a donc déjà touché les ganglions lymphatiques ou d’autres organes, particulièrement chez les femmes jeunes. Dans son remarquable ouvrage The Politics Of Cancer revisited, paru en 1998 mais non traduit en français, il critique très largement le lobby du cancer et soutient que chez les femmes en pré-ménopause, un cancer détecté sur quatre n’est pas un vrai cancer, mais qu’en revanche, un cancer sur quatre n’est pas détecté.

Il est loin d’être le seul dans son analyse et le NCI (National Cancer Institute) va plus loin en affirmant que ce chiffre s’élève à 40 % chez les femmes de 40 à 49 ans. L’Institut a publié des statistiques qui montrent que chez les femmes de moins de 35 ans, les mammographies peuvent provoquer 75 cancers pour 15 cancers correctement diagnostiqués.

Dans une étude publiée en 2005 par le New England Journal of Medicine, c’est 30 % des cancers chez les femmes de 40 ans qui ne sont pas détectés par les mammographies.

Le NIH (National Institute of Health) estime que ces examens occultent 10 % des tumeurs malignes chez les femmes de plus de 50 ans. À son tour, une étude suédoise menée sur 60 000 femmes, a démontré que 70 % des tumeurs détectées par mammographie n’étaient pas des tumeurs. Or, outre le stress émotionnel causé par ces diagnostics erronés, ces femmes ont aussi subi des biopsies toujours dangereuses.
Quant au Dr James Howenstine, médecin américain qui a 34 ans de pratique privée et hospitalière, il signale que 10 % des femmes qui ont déjà un cancer du sein montreront une mammographie normale, ce qui leur fera perdre un temps précieux pour avoir un véritable diagnostic, alors que l’épidémie du cancer du sein gagne chaque jour du terrain. « Des campagnes massives encouragent les femmes à avoir une mammographie chaque année. Ce rituel annuel génère des résultats faux positifs et faux négatifs qui mènent à des opérations inutiles et une considérable anxiété chez les femmes incorrectement diagnostiquées. »

Enfin, le 8 janvier 2000, The Lancet publiait une étude danoise qui réduisait à néant l’espoir des cancérologues qui croyaient alors qu’en dépistant plus précocement les cancers du sein par mammographie, on réussirait à faire baisser leur incidence et leur mortalité. Le journal concluait qu’en termes de mortalité, une politique de dépistage du cancer du sein « ne serait pas justifiée ».

Et en mars 2006, le mensuel La Recherche signalait à son tour, dans son numéro 395, que « la mortalité par cancer du sein a très peu diminué depuis 20 ans », alors que « les cas diagnostiqués, eux, explosent ». Le journal ajoutait que certains experts dénonçaient les effets pervers du dépistage qui « conduirait à détecter et à traiter des tumeurs mammaires qui n’auraient pas mis la vie de la patiente en danger ».

Les mammographies augmenteraient les risques de cancer
Pour Epstein, ajoutées à une angoisse inutile, les mammographies répétées en période de pré-ménopause augmentent les risques de cancer. « Des études récentes basées sur les dix années précédentes indiquent une augmentation très nette des cancers quelques années après le début de ces examens fréquents, ce qui confirme la grande sensibilité des seins en pré-ménopause et l’effet carcinogène des radiations ».
Le Dr Ken Walker, gynécologue à Toronto, mais aussi le plus célèbre des journalistes médicaux canadiens sous le pseudonyme du Dr Gifford-Jones, partage son avis : « Les femmes de 40 à 49 ans qui subissent régulièrement des mammographies, sont deux fois plus susceptibles de mourir d’un cancer trois ans plus tard que celles qui gardent leurs seins sous leurs chemisiers ».
Ce médecin diplômé d’Harvard estime lui aussi que les diagnostics précoces constituent un mensonge car « il faut huit ans pour qu’une tumeur soit assez importante pour être décelée, ce qui laisse le temps aux cellules cancéreuses de se propager dans l’organisme. Cela n’est pas vraiment un diagnostic précoce ».
À ses yeux, des milliers de femmes servent de cobayes depuis de nombreuses années, pendant que la Médecine cherche de tous côtés les causes du cancer, des bactéries aux gènes, sans penser une seule seconde que l’un des principaux responsables est l’industrie du cancer elle-même.
The National Cancer Institute a aussi publié des statistiques qui montrent que chez les femmes de moins de 35 ans, les mammographies peuvent provoquer 75 cancers contre 15 cancers correctement diagnostiqués.
Ces mammographies exposent les tissus sensibles du sein à des radiations dangereuses, alors que les spécialistes estiment qu’il n’existe pas de « dose acceptable » de radiation. Pour le Pr Anthony Miller, de l’Institut National du Cancer de Toronto, l’ADN du sein est plus vulnérable aux doses réduites de radiation que les tissus thyroïdiens ou la moelle des os.
D’après Diana Hunt, diplômé du centre médical d’UCLA, spécialiste des rayons X, « les radiations reçues par le sein au cours d’une seule mammographie correspondent à 11,9 fois la dose absorbée annuellement par le corps entier ».
La dose moyenne de rads reçus en mammographie pour deux images par sein est de 1 à 4 unités, mais d’après le Pr Epstein, la dose peut parfois être dix fois supérieure. Et Rosalie Bertell, l’une des autorités les plus respectées en ce qui concerne les dangers des radiations, affirme que chaque rad augmente de 1 % les risques de cancer du sein et correspond à une année de vieillissement.
En conséquence, si une femme commence à subir des mammographies annuelles dès l’âge de 55 ans, à 75 ans elle aura reçu 20 rads. Évidemment, ce pourcentage est proportionnel à l’âge du début des mammographies, ce qui est effarant à l’heure actuelle où elles sont pratiquées de plus en plus tôt. En comparaison, les femmes qui ont survécu aux bombardements de Hiroshima ou Nagasaki ont absorbé 35 rads. Bien qu’une radiation massive soit plus dangereuse que des petites doses, il est important de savoir que les effets de ces petites doses sont cumulatifs.
Et plus les cellules du sein sont jeunes, plus leur ADN est endommagé par les radiations. En outre, ce risque est accru chez les femmes porteuses du gène A-T, soit environ 1,5 % des sujets. Le pourcentage peut sembler minime, mais on estime qu’aux États-Unis environ 10 000 cancers par an sont dus aux mammographies chez les femmes porteuses de ce gène. Une seule mammographie augmente de 4 à 6 fois leur risque de cancer.
Une étude, publiée le 20 octobre 1993 dans le journal du National Cancer Institute américain, montre une augmentation très nette du cancer du sein après les traitements par rayons de certaines maladies bénignes du sein chez les femmes âgées de plus de 40 ans au moment des premiers traitements.
Depuis l’introduction des mammographies, l’incidence d’un certain carcinome du sein aurait augmenté de 328 %, et une étude du Canadian National Breast Cancer, qui date de 1992, a démontré une augmentation de 52 % de la mortalité par cancer du sein chez les jeunes femmes qui subissent des mammographies. En outre, les femmes enceintes exposées aux radiations mettent leur fœtus en danger avec des risques de leucémies ou de malformations, et les enfants exposés aux radiations peuvent à leur tour développer un cancer du sein à l’âge adulte.
Le Dr William John Gofman, professeur émérite de biologie moléculaire et cellulaire à Berkeley et chargé de cours à l’école de médecine de l’université de Californie à San Francisco, spécialiste des effets biologiques des rayons X et des dangers nucléaires, lauréat du prix Nobel, estimait que 75 % des nouveaux cas de cancer étaient provoqués par les irradiations médicales comme les rayons X, scanners, mammographies, tomographies et fluoroscopies. Il leur imputait également la responsabilité de nombreux cas de maladies coronariennes.
Quelques mois avant sa mort en 2007 à 88 ans, le Dr Gofman a publié une étude de 699 pages sous l’égide du comité For Nuclear Responsibility qui conclue que les effets de ces appareils de détection, combinés avec une mauvaise nourriture, le tabac et l’usage de la pilule, vont causer, aux États-Unis, 100 millions de décès prématurés durant la prochaine décennie.
Il considérait que les techniques de détection sont parfois nécessaires, mais uniquement dans certains cas où il était impossible de s’en passer. « Il n’existe pas de dose saine. Un seul atome radioactif peut déclancher une mutation permanente dans des cellules génétiques », et ces accumulations peuvent provoquer un cancer entre 5 et 50 ans plus tard.

La propagation des cellules par compression du sein
D'autre part, nombre de cancérologues insistent sur le fait que la compression du sein durant l’examen, surtout chez les femmes jeunes, peut permettre à un petit cancer non détectable de se propager. À son tour, le Pr Anthony Miller, qui met en garde les patientes contre le danger des radiations, précise également que des cellules cancéreuses risquent d’être écrasées et répandues dans le sang sous la pression des appareils de détection. Par ailleurs, il dénonce le danger des biopsies.
Deux cancérologues, le Dr John Diamond, membre du Royal Australian and New Zealand College of Psychiatry et ancien Président de l’Académie Internationale de Médecine Préventive, et le Dr Lee Cowden, de l’Université St. Louis du Missouri, résument identiquement le problème du cancer. « Le champ du cancer aux États-Unis est délimité par un monopole médical qui assure un flot constant de bénéfices pour les compagnies pharmaceutiques, les firmes de technologie médicale, les instituts de recherches et les Agences gouvernementales telles que la FDA, le National Cancer Institute, et l’American Cancer Society. »
Nombre de cancérologues français partagent ces opinions, mais ne peuvent en parler à haute voix car en France il n’est pas permis de critiquer le système sans perdre sa situation.
Cependant, dans l’ouvrage collectif Qui décide de notre santé ? paru en 1998 sous la direction de Bernard Cassou et Michel Schiff, le Dr Jean-Claude Salomon, cancérologue, ancien directeur de recherche au CNRS, à présent membre du Conseil scientifique d’Attac-France, faisait remarquer que s’il n’est pas accompagné d’une baisse de la mortalité, l’augmentation du pourcentage de survie à cinq ans n’est pas un indice de progrès. Le Dr Salomon notait aussi que si l’on comptabilise sans distinction les vrais cancers et des tumeurs qui n’auraient sans doute jamais provoqué de maladie cancéreuse, cela contribue à augmenter artificiellement le pourcentage des cancers « guéris ». « Le diagnostic précoce n’a souvent pour effet que d’allonger la durée de la maladie avec son cortège d’angoisse. Cela contredit bien des affirmations concernant les prétendues avancées thérapeutiques. »
Mais il ne faut pas perdre de vue que « le cancer fait vivre davantage de gens qu’il n’en tue », comme l’ont écrit les internes de Villejuif sur le mur de leur salle de garde, il y a quelque trente ans. Le cancer représente un marché mondial inépuisable et en continuelle expansion. Dans ce domaine, le chômage n’est pas à craindre et tous les lobbies concernés se démènent pour accaparer ce marché, affolant les populations et les gouvernements, faisant fi de toute morale, de toute considération d’éthique, allant même jusqu’à acculer à la mort des malades qui pourraient être soignés et guéris par des méthodes qui ne font pas partie de leurs « produits », donc de leurs bénéfices.
Il est vrai que les laboratoires récoltent, chaque année, des centaines de milliards de dollars grâce au cancer — et la Commission du cancer a souligné que le prix des médicaments anticancéreux avait augmenté de 500 % en dix ans —, ce qui permet de se demander s’ils ont tellement envie de tuer la poule aux œufs d’or que représente pour eux cette maladie.
Car, si le cancer était vaincu demain, de quoi vivraient ces gigantesques entreprises dont le seul profit est la maladie ?
La pratique de la mammographie nous rappelle le « repassage des seins » des adolescentes au Cameroun, pratique largement répandue dans ce pays d`Afrique centrale, qui consiste à écraser les seins des adolescentes dans le but d`éviter aux jeunes filles d’attirer trop tôt les hommes.
« Au-delà de la douleur et du traumatisme dus au “repassage des seins”, certaines filles se sont retrouvées avec les seins totalement détruits », explique à l’IPS (Agence Inter Press Service) Marie Claire Eteki, médecin au ministère de la Santé publique. « Le repassage des seins occasionne de nombreuses souffrances et peut favoriser l’apparition de certaines maladies, comme le cancer des seins, les kystes, la dépression ».
Bessem Ebanga, secrétaire exécutive du Renata, une association de filles-mères, veut faire interdire ce rituel abominable. « Les seins, c`est un don de Dieu », dit-elle.
Puisqu’il est largement prouvé que les mammographies, qui écrasent les seins comme ces pratiques barbares, sont non seulement inutiles mais dangereuses, allons-nous persister à imiter les habitudes arriérées du Cameroun alors que nous traitons ceux qui les emploient de « sauvages ». Quels sont les plus condamnables, ceux qui pèchent par ignorance ou ceux qui savent, mais agissent par goût du profit ?
Et que dire de nos instances dites, bien à tort, « de santé », lorsqu’elles persistent à croire ce que leur raconte leur seul « informateur », le lobby pharmaceutique (Big Pharma), qui a pourtant largement prouvé qu’il n’hésite pas à mentir pour préserver ses cotations en bourse et a souvent été condamné pour de telles pratiques ? À croire qu’ils sont incapables de lire les milliers de publications qui contredisent leurs « informations ».

Sylvie SIMON

08.02.2009

LE GARDASIL ET LE PRIX NOBEL DE MEDECINE

"Je suis peiné que notre clientèle se réduise à des malades. Si nous réussissions à produire des médicaments pour les bien-portants, alors on pourrait vendre nos produits à tout le monde, disait, en 1976, Henri Gadsden, ancien directeur général des laboratoires Merck, fabricant du Gardasil.
Ce personnage a bien organisé l’extension de sa clientèle puisque, à présent, le laboratoire arrive à vendre son vaccin à une grande majorité de jeunes filles en parfaite santé, sous le prétexte mensonger qu’il protège “contre le cancer du col de l’utérus”, ce qui n’a pas été démontré puisqu’il faut en moyenne quinze ans pour qu’une infection due à certaines souches de papillomavirus détermine un cancer et que la commercialisation du vaccin est très récente

IL N'EXISTE AUCUN VACCIN CONTRE LE CANCER

Dans un précédent numéro (Votre santé n° 91 - avril 2007), nous avons signalé qu’il n’existe aucun vaccin contre les cancers, et qu’il s’agit d’un vaccin contre le “papillomavirus” (les cancers du col sont parfois dus à un papillomavirus, ce qui n’est pas la même chose). En outre, il existe près de 100 virus HPV, parmi lesquels 13 sont considérés comme à “haut risque” et sur ces 13, 2 seulement seraient éventuellement éliminés par le vaccin, les types 16 et 18.
Or, une étude espagnole, dirigée par Silvia de Sanjosé et comprenant 973 femmes, a analysé la prévalence des divers sérotypes de papillomavirus humains dans la population générale féminine de Barcelone. Cette prévalence, tous types confondus, était de 2,98 %.
Cette étude démontre que la vérité n’a rien à voir avec la propagande de Sanofi Pasteur MSD. Parmi les 29 femmes ayant contracté une infection par un papillomavirus, soit 29 sur 973, aucune n’était infectée par les HPV 18, et six l’étaient par le HPV 16.
Pour les Espagnols, étant donné la faible incidence du cancer du col de l’utérus dans leur pays, la prévention d’un seul décès coûterait 8 millions d’euros à l’Assurance-maladie espagnole. Il y a peu de raisons que ce chiffre soit différent en France. Compte tenu de son coût, cette vaccination serait une charge financière énorme pour l’Espagne, de nature à déstabiliser à elle seule le financement du calendrier vaccinal, voire du système de santé publique dans son ensemble. Elle réduirait de fait les dépenses plus utiles comme les programmes de dépistage et de traite¬ment de cette forme de cancer.

Le Pr Claude Béraud réclame un moratoire

A ce sujet, le Pr Claude Béraud, mem¬bre du Conseil médical et scientifique de la Mutualité française, réclame un “moratoire” sur cette vaccination. Il a confié au journal Le Monde qu’il craint “les perturbations écologiques que ce vaccin pourrait induire dans l’équilibre des souches virales, soit en favorisant le développement de souches résistantes, soit en accroissant la virulence de souches aujourd’hui inoffensives”.
Il existe en effet un risque non négligeable que le vaccin favorise l’infection par d’autres souches de HPV qui déjoueraient plus facilement les défenses immunitaires, avec des conséquences incontrôlables.
Pour sa part, Diane Harper, professeur de médecine à Dartmouth, qui a dirigé, au Royaume-Uni, les deux plus importantes études sur le sujet, réclame la prudence : “Si nous vaccinons les filles âgées de 10 ou 11 ans, nous ne saurons pas avant vingt ou vingt-cinq ans si ce vaccin est utile. Cette incertitude est à prendre en considération.”
D’autant que l’agence gouverne¬mentale américaine Judicial Watch, le NVIC (National Vaccine Information Center) et la chaîne de télévision américaine CNN annonçaient en 2008 plus de 9 000 effets secondaires graves et 27 décès dus à ce vaccin. Cela n’a rien de surprenant car le Gardasil contient 225 μg d’aluminium, et nous connaissons les effets délétères de l’aluminium sur le cerveau, ceux du polysorbate 80 qui rend les souris stériles et qui est soupçonné d’être carcinogène et mutagène, et ceux du borate de soude, qui n’est plus utilisé dans les préparations médicinales car il est considéré comme un poison.
En outre, le Gardasil, fabriqué par manipulation génétique, ne l’oublions pas, a été mis sur le marché en toute hâte, sans les études exigées d’ordinaire, alors que les deux études décisives de phase III n’étaient pas encore achevées. Cette célérité est due à deux experts, les Drs John Boslego et Alan Shaw, biologistes employés par Merck, qui faisaient partie du groupe d’experts chargés de l’approbation du vaccin.


Merck a été condamné pour mensonge aggravé au sujet du Vioxx

Un détail important : commercialisé par Sanofi Pasteur MSD, le Gardasil est fabriqué par Merck, qui a été condamné pour mensonge aggravé au sujet du Vioxx. Ce dernier a bénéficié d’une publicité identique à celle du Gardasil avant d’être retiré du marché à cause des 140 000 accidents dont 55 000 décès qu’il a générés sur le seul territoire des Etats-Unis. Aussi, comment peut-on croire les déclarations d’un menteur lorsqu’il récidive au sujet du Gardasil et se faire son complice lorsqu’il s’agit de la santé des générations futures ?

Le laboratoire doit faire face à de très nombreux procès

Le laboratoire, qui a perdu 27 % de son marché depuis le retrait de son produit vedette, doit faire face à de très nom¬breux procès qui pourraient lui coûter plusieurs milliards de dollars, le nouveau vaccin est donc arrivé juste à temps pour combler cette énorme perte d’argent.
Comme est arrivé à point la moitié du prix Nobel de médecine 2008, attribué le 6 octobre 2008 à Stockholm, à l’Allemand Harald zur Hausen pour avoir identifié le papillomavirus (VPH) comme la principale cause du cancer de l’utérus. Ce prix Nobel est précieux pour l’industrie pharmaceutique qui voit son crédit diminuer de jour en jour comme une peau de chagrin. Elle pourra peut-être, ainsi, redorer un peu son blason aux yeux des consommateurs crédules qui accordent une pleine confiance à ce que l’on continue à appeler “la recherche scientifique”, mais qui est beaucoup plus financière que scientifique, comme l’a prouvé le scandale du Vioxx qui ris¬que de récidiver avec le Gardasil.


Ouverture d’une enquête sur les liens existant entre certains laboratoires et la Fondation Nobel

Heureusement, tout n’est pas toujours rose pour les laboratoires, car le procureur suédois Nils-Erik Schultz, de l’Unité de lutte contre la corruption, a ouvert une enquête préliminaire sur la nature des différents liens existant entre le groupe pharmaceutique anglo-suédois Astra Zeneca et deux entreprises étroitement liées à la Fondation Nobel : Nobel Media AB et Nobel Web AB.
D’après la radio suédoise, il semble¬rait que Bertil Fredholm, président du Comité Nobel de l’Institut Karolinska qui décerne le prix de médecine, a travaillé à deux reprises, en 2006, en tant que consultant pour Astra Zeneca. Quant à Bo Angelin

, un autre membre du même Comité qui désigne le vainqueur, il siège au conseil d’administration d’Astra Zeneca depuis mai 2007.

Le laboratoire Astra Zeneca a touché 236 millions de dollars de royalties en 2007

D’autre part, ce laboratoire pharma¬ceutique a lancé la “Astra Zeneca Nobel Medicine Initiative”, mouvement destiné à attirer l’attention du grand public sur le prix Nobel de médecine ou de physiologie et qui commandite des conférences et des documentaires télévisés de vulgarisation.
Or, la plupart des gens ignorent que le laboratoire Astra Zeneca est propriétaire de brevets utilisés et rémunérés dans la fabrication des vaccins Gardasil (Sanofi Pasteur MSD) et Cervarix (GlaxoSmithKline), commercialisés à l’échelon planétaire, et qu’il a touché 236 millions de dollars de royalties en 2007, de la part de Merck, Sanofi Pasteur MSD
et CSL.

Une collusion existe entre une certaine recherche et les lobbies pharmaceutiques

Le procureur Schultz cherche ainsi à déterminer si ces liens ont pu peser sur la décision d’accorder l’un des prix Nobel de médecine 2008 à Harald zur Hausen pour ses travaux sur le papillomavirus et les origines virales du cancer du col de l’utérus et sur les deux vaccins qui en sont directement issus.
Espérons que cette enquête parviendra à démontrer la collusion qui existe entre une certaine recherche et les lobbies pharmaceutiques et à ébranler la confiance aveugle que leur accorde la majorité des citoyens. Pour nous, il est évident que cette collusion existe, même si nous nous attendons à ce que le procureur Schultz rencontre des oppositions très fortes faisant barrage à son enquête. Souhaitons lui de réussir dans sa recherche de la vérité, car une telle affaire devrait enfin ébranler la confiance qui existe toujours dans ces pouvoirs corrompus et leurs affirmations péremptoires.


De plus en plus de médecins dénoncent l’inanité de la vaccination contre le cancer du col de l’utérus

En France, heureusement, de plus en plus de médecins dénoncent l’inanité de cette vaccination. Espérons qu’ils parviendront à réveiller les pouvoirs publics et le ministère de la Santé, mais, les dés étant pipés dès le départ, nous ne pouvons compter que sur la prise de conscience des citoyens, car les enfants qui vont payer les dégâts du Vioxx en sacrifiant leur santé nous rappellent les enfants immolés autrefois aux dieux par des civilisations qualifiées de “barbares” par la nôtre. Il est temps que cessent ces pratiques. Ce Nobel pourrait-il en sonner le glas ?

L’attribution du Nobel à Harald zur Hausen a coûté cher au Pr Jean-Claude Chermann

Il aurait dû être parmi les lauréats à partir du moment où la Fondation Nobel avait décidé d’honorer la découverte du virus VIH, puisqu’il était l’un des cosignataires de la publication de mai 1983 dans la revue américaine Science.
Etant donné que le prix Nobel ne peut être décerné qu’à trois personnes à la fois, et qu’il était, semble-t-il, urgent et primordial que le chercheur allemand fût honoré afin de redorer le blason des vaccins contre le papillomavirus, la sélection ne pouvait donc retenir Chermann.


La mascarade de la Légion d’honneur

Qu’à cela ne tienne, il aura tout de même un “bon point”, puisqu’il vient d’être nommé officier de la Légion d’honneur, aux côtés d’autres élus à ce grade, comme Sylvie Vartan, Patachou, Bulle Ogier, Isabelle Huppert, Zinédine Zidane, ou Jacques Lambert, président de la Fédération française de football, parmi une ribambelle d’élus avec des grades inférieurs, ou supérieurs, qui ont bien mérité de la patrie. Et puis, il sera reçu à l’Elysée par Nicolas Sarkozy, qui aura ainsi l’occasion de “témoigner de la reconnaissance de la nation” envers ce grand oublié qui “fut l’un des codécouvreurs du virus du sida”, comme l’a annoncé l’Elysée.
Il vaut mieux en rire qu’en pleurer, mais il est légitime de se demander comment un scientifique de haut niveau accepte de se prêter à une telle mascarade.

Sylvie SIMON
www.votresante.org - Votre santé n° 112 - février 2009