08.02.2009
LE GARDASIL ET LE PRIX NOBEL DE MEDECINE
"Je suis peiné que notre clientèle se réduise à des malades. Si nous réussissions à produire des médicaments pour les bien-portants, alors on pourrait vendre nos produits à tout le monde”, disait, en 1976, Henri Gadsden, ancien directeur général des laboratoires Merck, fabricant du Gardasil.
Ce personnage a bien organisé l’extension de sa clientèle puisque, à présent, le laboratoire arrive à vendre son vaccin à une grande majorité de jeunes filles en parfaite santé, sous le prétexte mensonger qu’il protège “contre le cancer du col de l’utérus”, ce qui n’a pas été démontré puisqu’il faut en moyenne quinze ans pour qu’une infection due à certaines souches de papillomavirus détermine un cancer et que la commercialisation du vaccin est très récente
Dans un précédent numéro (Votre santé n° 91 - avril 2007), nous avons signalé qu’il n’existe aucun vaccin contre les cancers, et qu’il s’agit d’un vaccin contre le “papillomavirus” (les cancers du col sont parfois dus à un papillomavirus, ce qui n’est pas la même chose). En outre, il existe près de 100 virus HPV, parmi lesquels 13 sont considérés comme à “haut risque” et sur ces 13, 2 seulement seraient éventuellement éliminés par le vaccin, les types 16 et 18.
Or, une étude espagnole, dirigée par Silvia de Sanjosé et comprenant 973 femmes, a analysé la prévalence des divers sérotypes de papillomavirus humains dans la population générale féminine de Barcelone. Cette prévalence, tous types confondus, était de 2,98 %.
Cette étude démontre que la vérité n’a rien à voir avec la propagande de Sanofi Pasteur MSD. Parmi les 29 femmes ayant contracté une infection par un papillomavirus, soit 29 sur 973, aucune n’était infectée par les HPV 18, et six l’étaient par le HPV 16.
Pour les Espagnols, étant donné la faible incidence du cancer du col de l’utérus dans leur pays, la prévention d’un seul décès coûterait 8 millions d’euros à l’Assurance-maladie espagnole. Il y a peu de raisons que ce chiffre soit différent en France. Compte tenu de son coût, cette vaccination serait une charge financière énorme pour l’Espagne, de nature à déstabiliser à elle seule le financement du calendrier vaccinal, voire du système de santé publique dans son ensemble. Elle réduirait de fait les dépenses plus utiles comme les programmes de dépistage et de traite¬ment de cette forme de cancer.
Le Pr Claude Béraud réclame un moratoire
A ce sujet, le Pr Claude Béraud, mem¬bre du Conseil médical et scientifique de la Mutualité française, réclame un “moratoire” sur cette vaccination. Il a confié au journal Le Monde qu’il craint “les perturbations écologiques que ce vaccin pourrait induire dans l’équilibre des souches virales, soit en favorisant le développement de souches résistantes, soit en accroissant la virulence de souches aujourd’hui inoffensives”.
Il existe en effet un risque non négligeable que le vaccin favorise l’infection par d’autres souches de HPV qui déjoueraient plus facilement les défenses immunitaires, avec des conséquences incontrôlables.
Pour sa part, Diane Harper, professeur de médecine à Dartmouth, qui a dirigé, au Royaume-Uni, les deux plus importantes études sur le sujet, réclame la prudence : “Si nous vaccinons les filles âgées de 10 ou 11 ans, nous ne saurons pas avant vingt ou vingt-cinq ans si ce vaccin est utile. Cette incertitude est à prendre en considération.”
D’autant que l’agence gouverne¬mentale américaine Judicial Watch, le NVIC (National Vaccine Information Center) et la chaîne de télévision américaine CNN annonçaient en 2008 plus de 9 000 effets secondaires graves et 27 décès dus à ce vaccin. Cela n’a rien de surprenant car le Gardasil contient 225 μg d’aluminium, et nous connaissons les effets délétères de l’aluminium sur le cerveau, ceux du polysorbate 80 qui rend les souris stériles et qui est soupçonné d’être carcinogène et mutagène, et ceux du borate de soude, qui n’est plus utilisé dans les préparations médicinales car il est considéré comme un poison.
En outre, le Gardasil, fabriqué par manipulation génétique, ne l’oublions pas, a été mis sur le marché en toute hâte, sans les études exigées d’ordinaire, alors que les deux études décisives de phase III n’étaient pas encore achevées. Cette célérité est due à deux experts, les Drs John Boslego et Alan Shaw, biologistes employés par Merck, qui faisaient partie du groupe d’experts chargés de l’approbation du vaccin.
Merck a été condamné pour mensonge aggravé au sujet du Vioxx
Un détail important : commercialisé par Sanofi Pasteur MSD, le Gardasil est fabriqué par Merck, qui a été condamné pour mensonge aggravé au sujet du Vioxx. Ce dernier a bénéficié d’une publicité identique à celle du Gardasil avant d’être retiré du marché à cause des 140 000 accidents dont 55 000 décès qu’il a générés sur le seul territoire des Etats-Unis. Aussi, comment peut-on croire les déclarations d’un menteur lorsqu’il récidive au sujet du Gardasil et se faire son complice lorsqu’il s’agit de la santé des générations futures ?
Le laboratoire doit faire face à de très nombreux procès
Le laboratoire, qui a perdu 27 % de son marché depuis le retrait de son produit vedette, doit faire face à de très nom¬breux procès qui pourraient lui coûter plusieurs milliards de dollars, le nouveau vaccin est donc arrivé juste à temps pour combler cette énorme perte d’argent.
Comme est arrivé à point la moitié du prix Nobel de médecine 2008, attribué le 6 octobre 2008 à Stockholm, à l’Allemand Harald zur Hausen pour avoir identifié le papillomavirus (VPH) comme la principale cause du cancer de l’utérus. Ce prix Nobel est précieux pour l’industrie pharmaceutique qui voit son crédit diminuer de jour en jour comme une peau de chagrin. Elle pourra peut-être, ainsi, redorer un peu son blason aux yeux des consommateurs crédules qui accordent une pleine confiance à ce que l’on continue à appeler “la recherche scientifique”, mais qui est beaucoup plus financière que scientifique, comme l’a prouvé le scandale du Vioxx qui ris¬que de récidiver avec le Gardasil.
Ouverture d’une enquête sur les liens existant entre certains laboratoires et la Fondation Nobel
Heureusement, tout n’est pas toujours rose pour les laboratoires, car le procureur suédois Nils-Erik Schultz, de l’Unité de lutte contre la corruption, a ouvert une enquête préliminaire sur la nature des différents liens existant entre le groupe pharmaceutique anglo-suédois Astra Zeneca et deux entreprises étroitement liées à la Fondation Nobel : Nobel Media AB et Nobel Web AB.
D’après la radio suédoise, il semble¬rait que Bertil Fredholm, président du Comité Nobel de l’Institut Karolinska qui décerne le prix de médecine, a travaillé à deux reprises, en 2006, en tant que consultant pour Astra Zeneca. Quant à Bo Angelin
, un autre membre du même Comité qui désigne le vainqueur, il siège au conseil d’administration d’Astra Zeneca depuis mai 2007.
Le laboratoire Astra Zeneca a touché 236 millions de dollars de royalties en 2007
D’autre part, ce laboratoire pharma¬ceutique a lancé la “Astra Zeneca Nobel Medicine Initiative”, mouvement destiné à attirer l’attention du grand public sur le prix Nobel de médecine ou de physiologie et qui commandite des conférences et des documentaires télévisés de vulgarisation.
Or, la plupart des gens ignorent que le laboratoire Astra Zeneca est propriétaire de brevets utilisés et rémunérés dans la fabrication des vaccins Gardasil (Sanofi Pasteur MSD) et Cervarix (GlaxoSmithKline), commercialisés à l’échelon planétaire, et qu’il a touché 236 millions de dollars de royalties en 2007, de la part de Merck, Sanofi Pasteur MSD et CSL.
Une collusion existe entre une certaine recherche et les lobbies pharmaceutiques
Le procureur Schultz cherche ainsi à déterminer si ces liens ont pu peser sur la décision d’accorder l’un des prix Nobel de médecine 2008 à Harald zur Hausen pour ses travaux sur le papillomavirus et les origines virales du cancer du col de l’utérus et sur les deux vaccins qui en sont directement issus.
Espérons que cette enquête parviendra à démontrer la collusion qui existe entre une certaine recherche et les lobbies pharmaceutiques et à ébranler la confiance aveugle que leur accorde la majorité des citoyens. Pour nous, il est évident que cette collusion existe, même si nous nous attendons à ce que le procureur Schultz rencontre des oppositions très fortes faisant barrage à son enquête. Souhaitons lui de réussir dans sa recherche de la vérité, car une telle affaire devrait enfin ébranler la confiance qui existe toujours dans ces pouvoirs corrompus et leurs affirmations péremptoires.
De plus en plus de médecins dénoncent l’inanité de la vaccination contre le cancer du col de l’utérus
En France, heureusement, de plus en plus de médecins dénoncent l’inanité de cette vaccination. Espérons qu’ils parviendront à réveiller les pouvoirs publics et le ministère de la Santé, mais, les dés étant pipés dès le départ, nous ne pouvons compter que sur la prise de conscience des citoyens, car les enfants qui vont payer les dégâts du Vioxx en sacrifiant leur santé nous rappellent les enfants immolés autrefois aux dieux par des civilisations qualifiées de “barbares” par la nôtre. Il est temps que cessent ces pratiques. Ce Nobel pourrait-il en sonner le glas ?
L’attribution du Nobel à Harald zur Hausen a coûté cher au Pr Jean-Claude Chermann
Il aurait dû être parmi les lauréats à partir du moment où la Fondation Nobel avait décidé d’honorer la découverte du virus VIH, puisqu’il était l’un des cosignataires de la publication de mai 1983 dans la revue américaine Science.
Etant donné que le prix Nobel ne peut être décerné qu’à trois personnes à la fois, et qu’il était, semble-t-il, urgent et primordial que le chercheur allemand fût honoré afin de redorer le blason des vaccins contre le papillomavirus, la sélection ne pouvait donc retenir Chermann.
La mascarade de la Légion d’honneur
Qu’à cela ne tienne, il aura tout de même un “bon point”, puisqu’il vient d’être nommé officier de la Légion d’honneur, aux côtés d’autres élus à ce grade, comme Sylvie Vartan, Patachou, Bulle Ogier, Isabelle Huppert, Zinédine Zidane, ou Jacques Lambert, président de la Fédération française de football, parmi une ribambelle d’élus avec des grades inférieurs, ou supérieurs, qui ont bien mérité de la patrie. Et puis, il sera reçu à l’Elysée par Nicolas Sarkozy, qui aura ainsi l’occasion de “témoigner de la reconnaissance de la nation” envers ce grand oublié qui “fut l’un des codécouvreurs du virus du sida”, comme l’a annoncé l’Elysée.
Il vaut mieux en rire qu’en pleurer, mais il est légitime de se demander comment un scientifique de haut niveau accepte de se prêter à une telle mascarade.
Sylvie SIMON
www.votresante.org - Votre santé n° 112 - février 2009
10:56 Publié dans VACCINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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