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19.01.2008
DISPERSION DES OGM & EFFETS ATTENDUS INCONTRÔLABLES
Les plasmides, petits ADN circulaires qui servent de transfert d’information génétique dans la nature, sont utilisés dans les constructions OGM pour injecter et produire les gènes ad hoc.
Ces plasmides, dont beaucoup portent des gènes de résistance aux antibiotiques, sont utilisés tant pour l’administration d’un gène spécial que la sélection des cellules devenues OGM, les seules à résister aux antibiotiques correspondants. Certaines constructions plasmidiques ou équivalentes comportent deux gènes de résistance aux antibiotiques.
Les plasmides sont connus pour passer facilement entre cellules similaires mais aussi entre cellules d’espèces différentes. Ainsi Welch T.J. et Coll. ont comparé les plasmides de germes infectieux devenus multi-résistants. Force fut de constater que les plasmides de deux bactéries très éloignées, tant au niveau espèce qu’au niveau situation géographique, la bactérie de la peste et celle de salmonellose digestive étaient similaires. Qui plus est, aux USA, des bactéries porteuses du même plasmide furent découvertes sur de la viande de bœuf, volaille, et porc.
Certes l’utilisation massive des antibiotiques a pu engendrer une apparition de résistance par plasmide mais que dire du rôle possible des OGM nécessitant ces gènes de résistance pour la sélection ultérieure ? Ne participent-ils pas, eux aussi, à cette acquisition de résistance par des germes dangereux pour les animaux et les humains ? L’existence d’hôtes intermédiaires peut participer à la facilitation de l’acquisition de caractères nouveaux et dangereux, via les plasmides : ainsi la puce qui transmet la peste peut capter le plasmide dangereux par ces bactéries intestinales et le transférer au bacille pesteux. N’y a t’il pas là un danger passé totalement inaperçu de ces OGM, même en laboratoire ? L'utilisation des gènes de résistance aux antibiotiques comme de simples outils de bidouillage n'a pas pris en compte l'induction de multi-résistance aux antibiotiques et sa diffusion potentielle.
La nature a prévu une symbiose entre certains végétaux et certains animaux. Cette adéquation réalise un équilibre, fragile dans certains cas. Ainsi, une symbiose insecte pollinisateur plante peut résulter d’un message transmis de l’un à l’autre au bon moment. L’irruption d’un plasmide dans une plante peut modifier des caractéristiques du message transmis (par exemple couleur à un moment de la floraison, ouverture ou fermeture de la fleur, etc…) et être suffisant pour rompre l’équilibre symbiotique. Une anomalie infime peut alors arrêter la pollinisation d’une espèce et, donc, participer à sa disparition, donc à la disparition de la biodiversité.
Dans la nature, un exemple spontané existe et interpelle. Il s’agit d’une substance toxique pour toutes les plantes à l’exception de Duroia hirsuta (arbre d’Amazonie), sans qu’elle soit le produit d’un plasmide, puisqu’il s’agit d’acide formique. Une seule plante résiste à cet acide produit par des fourmis amazoniennes. Les Aborigènes avaient constaté ces faits et les lieux où seule poussait Duroia hirsuta étaient dénommés « les jardins du diable », preuve que les populations amazoniennes ont une perception sage de ce phénomène.
N’est-ce pas précisément ce type de phénomène que produisent les constructions OGM, maïs Bt par exemple ? (les maïs Bt sont des variétés de maïs qui ont été modifiées génétiquement pour leur conférer une résistance aux principaux insectes nuisibles du maïs), ne va t’on pas créer, via l’extension des plasmides OGM, de nouveaux « jardins du diable » incontrôlables ? Ceux d’Amazonie le sont car l’acide formique est produit par un insecte et non par la plante elle-même, contrôle perdu dans les constructions OGM qui court-circuitent les régulations possibles entre diverses espèces. La bactérie productrice de la toxine insecticide Bt est présente dans le sol et donc, elle-même en équilibre avec son environnement, ce qui limite les catastrophes. Dans l’utilisation OGM, les interférences entre espèces disparaissant, les soupapes de sécurité disparaissent aussi.
Ces plasmides, dont beaucoup portent des gènes de résistance aux antibiotiques, sont utilisés tant pour l’administration d’un gène spécial que la sélection des cellules devenues OGM, les seules à résister aux antibiotiques correspondants. Certaines constructions plasmidiques ou équivalentes comportent deux gènes de résistance aux antibiotiques.
Les plasmides sont connus pour passer facilement entre cellules similaires mais aussi entre cellules d’espèces différentes. Ainsi Welch T.J. et Coll. ont comparé les plasmides de germes infectieux devenus multi-résistants. Force fut de constater que les plasmides de deux bactéries très éloignées, tant au niveau espèce qu’au niveau situation géographique, la bactérie de la peste et celle de salmonellose digestive étaient similaires. Qui plus est, aux USA, des bactéries porteuses du même plasmide furent découvertes sur de la viande de bœuf, volaille, et porc.
Certes l’utilisation massive des antibiotiques a pu engendrer une apparition de résistance par plasmide mais que dire du rôle possible des OGM nécessitant ces gènes de résistance pour la sélection ultérieure ? Ne participent-ils pas, eux aussi, à cette acquisition de résistance par des germes dangereux pour les animaux et les humains ? L’existence d’hôtes intermédiaires peut participer à la facilitation de l’acquisition de caractères nouveaux et dangereux, via les plasmides : ainsi la puce qui transmet la peste peut capter le plasmide dangereux par ces bactéries intestinales et le transférer au bacille pesteux. N’y a t’il pas là un danger passé totalement inaperçu de ces OGM, même en laboratoire ? L'utilisation des gènes de résistance aux antibiotiques comme de simples outils de bidouillage n'a pas pris en compte l'induction de multi-résistance aux antibiotiques et sa diffusion potentielle.
La nature a prévu une symbiose entre certains végétaux et certains animaux. Cette adéquation réalise un équilibre, fragile dans certains cas. Ainsi, une symbiose insecte pollinisateur plante peut résulter d’un message transmis de l’un à l’autre au bon moment. L’irruption d’un plasmide dans une plante peut modifier des caractéristiques du message transmis (par exemple couleur à un moment de la floraison, ouverture ou fermeture de la fleur, etc…) et être suffisant pour rompre l’équilibre symbiotique. Une anomalie infime peut alors arrêter la pollinisation d’une espèce et, donc, participer à sa disparition, donc à la disparition de la biodiversité.
Dans la nature, un exemple spontané existe et interpelle. Il s’agit d’une substance toxique pour toutes les plantes à l’exception de Duroia hirsuta (arbre d’Amazonie), sans qu’elle soit le produit d’un plasmide, puisqu’il s’agit d’acide formique. Une seule plante résiste à cet acide produit par des fourmis amazoniennes. Les Aborigènes avaient constaté ces faits et les lieux où seule poussait Duroia hirsuta étaient dénommés « les jardins du diable », preuve que les populations amazoniennes ont une perception sage de ce phénomène.
N’est-ce pas précisément ce type de phénomène que produisent les constructions OGM, maïs Bt par exemple ? (les maïs Bt sont des variétés de maïs qui ont été modifiées génétiquement pour leur conférer une résistance aux principaux insectes nuisibles du maïs), ne va t’on pas créer, via l’extension des plasmides OGM, de nouveaux « jardins du diable » incontrôlables ? Ceux d’Amazonie le sont car l’acide formique est produit par un insecte et non par la plante elle-même, contrôle perdu dans les constructions OGM qui court-circuitent les régulations possibles entre diverses espèces. La bactérie productrice de la toxine insecticide Bt est présente dans le sol et donc, elle-même en équilibre avec son environnement, ce qui limite les catastrophes. Dans l’utilisation OGM, les interférences entre espèces disparaissant, les soupapes de sécurité disparaissent aussi.
Docteur Marie-Hélène GROUSSAC - Le 09 janvier 2008
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