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08.01.2007
UNE AUTRE IDEE DE LA SANTE
Dans les discours officiels souvent entendus, comme dans les informations ou discussions quotidiennes, on utilise les mots santé, médecine, système de soins sans toujours réaliser la portée réelle de ces mots.
La santé n’est pas la médecine, et la médecine n’est pas la santé.
Pour beaucoup, parler de santé, c’est parler de maladie : on peut donc mesurer la distance qui existe entre la vision courante de la santé : pas de maladie, ne pas attraper de microbe (l’ennemi) avoir un bon médecin et bénéficier des meilleurs soins, des meilleurs médicaments toujours plus performants… et cette vision de la santé qui rappelle les causes, replace l’être humain comme acteur de son présent et de son devenir .
La santé n’est pas seulement l’absence de maladie mais un état de bien être global,
c’est l’être humain en pleine harmonie dans toute ses dimensions : physique, psychique, mentale, sociale, spirituelle. C’est un état d’équilibre de l’être humain.
Constat
A la faveur de succès indéniables du siècle dernier, notamment dans la lutte contre l’infection, dans le domaine de la chirurgie, la médecine symptomatique, incarnant le progrès, a été perçue par le public comme de nature à résoudre la quasi totalité des maux dont nous souffrons.
D’énormes progrès ont été aussi réalisés dans la prise en charge des urgences, de la réanimation., des maladies aiguës. Les découvertes de ces dernières années, telles que le scanner, la résonance magnétique nucléaire, , ont permis un développement considérable des moyens de diagnostic, surtout lorsqu’il s’agit d’anomalies morphologiques telles les tumeurs.
Par contre sur le plan thérapeutique, il nous faut reconnaître que dans le domaine des maladies chroniques, dégénératives, auto immunes, la médecine officielle est en situation d’échec. Le cancer en est un exemple frappant. Malgré les sommes considérables investies dans ce domaine, les progrès effectués depuis quinze ans sont négligeables.
Nous pouvons constater une dégradation de la santé des Français comme le révèle l’interrogatoire du Centre de Recherche et de Documentation en Economie de la Santé (CREDES), portant sur la période de 1970 à 1991.
Le taux de maladie a pratiquement doublé (+ 95 % ).
L’augmentation concerne toutes les tranches d’âge, tous les groupes de maladies, et n’est donc pas liée au seul vieillissement de la population.
Parmi les progressions les plus spectaculaires :
Maladies endocrines : + 954 %
Hématologiques : + 356 %
Obstétricales : + 310 %
Mentales : + 214 %
Maladies de peau : + 149 %
Le taux de mortalité s’est également accru pour de nombreuses maladies, dont les infections, les inflammations, les allergies (asthme ), les maladies toxiques des poumons (toutes maladies initiées par des facteurs d’environnement).
En ce qui concerne le cancer, il s’est accru de 352 % et pour l’ensemble des localisations, la mortalité a progressé de 137 % chez les jeunes, de 73 % chez les adultes, de 65 % chez les personnes âgées.
Or cette mortalité élevée intervient en dépit des traitements officiels reçus par les malades.
Ces traitements officiels validés n’ont pas d’autre objet que la qualification technique de reproductibilité des effets des médicaments dans le cadre de protocoles marketing de masse standardisés dont l’efficacité ne repose que sur des critères objectifs de maladie qui, excluant la personnalisation du traitement, le soutien immunitaire, la participation active du malade à son rétablissement, et la prise en compte des causes de la maladie, ne sont que des pratiques empiriques.
Cette pratique scientifique se réfère, en effet, à une notion statistique de la maladie. Elle s’appuie sur une soi-disant homogénéité physiologique des personnes ne tenant pas compte du polymorphisme génétique et de l’interaction avec le milieu.
Son paradoxe, c’est qu’elle se dit réaliste et scientifique, alors qu’elle s’en sépare radicalement en se référant à des modèles virtuels de maladie.javascript:;
La santé est réduite à l’état de produit et les médecins au simple rôle de techniciens exécutants de la norme hospitalo-universitaire.
Dans son étude sur les sciences de la vie « de l’éthique au Droit » de 1988, le Conseil d’Etat indique : « En médecine, le corps n’est plus celui du malade, mais plutôt un corps malade parcellisé, technicisé, éclaté entre diverses spécialités ».
La persistance de l’échec résulte du fait que le développement des connaissances scientifiques et des savoir-faire techniques a placé la pathologie et ses symptômes au centre des pratiques médicales.
Parallèlement à la dégradation de la santé, les dépenses de santé ne cesse de croître : la France est un des 3 pays au monde qui dépensent le plus pour la santé :
- Les USA dépensent 15% de la richesse nationale,
- Allemagne et la France 11%
- La moyenne des pays européens est de 8%
L’emprise de la chimie s’est faite de plus en plus envahissante avec l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM)
Ainsi qu le disait ( au Colloque de Rennes 2004) le Dr DONATINI : (médecin ayant exercé en pharmacovigilance) l’AMM, aboutit à une énorme prescription allopathique : 600 millions de prescription en Angleterre, probablement plus en France, en tout cas assez proche. Et c’est 20% des dépenses de santé hors mutuelles.
Deuxième constat : une énorme toxicité. D’après les études disponibles : 0.3% d’erreurs de délivrance, 0.15% d’associations médicamenteuses interdites – mais quand même délivrées. Les AE, effets indésirables (AE = adverse event) conduisent à des hospitalisations, et à des décès : 1.8 millions d’erreurs au Canada, conduisant à 20 % des admissions, 1 à 2% de la « mortalité péri-hospitalière ». Si l’on extrapole en France, c’est 30 000 décès par an. Alors là, le black out complet, pas de médiatisation. C’est pas les accidents de la route, c’est pas la canicule. Moi, je dis: une AMM, c’est une autorisation de tuer ou, autre façon de voir les choses, c’est de l’expérimentation sauvage. On a prouvé l’efficacité, la toxicité on s’en est moqué.
Et comme on ne veut pas ébruiter ça, on ne fait pas de registres. On est beaucoup plus fort au Canada que chez nous. Il n’y a pas de volonté de savoir.
A l’origine de l’AMM, dans les années 60, c’était au départ les effets indésirables, la thalidomide. Avant il n’y avait rien. On s’est dit : on ne va pas laisser les industriels mettre n’importe quoi sur le marché. Petit à petit, on a structuré des dossiers : actuellement, c’est un contrôle de la qualité de production, de l’efficacité avec un rationnel scientifique, et d’innocuité – en fait un rapport bénéfice/risque évalué par des experts, qui sont souvent rattachés à l’industrie. Le principe de l’AMM, c’est ça : une procédure administrative, gérée en France par l’AFSSAPS (Agence Française de sécurité sanitaire des produits de santé), qui met en place de fait un monopole par l’argent pour des médecines allopathiques et qui aboutit à une extrême toxicité.
Avec une autre conséquence : cette procédure très lourde, repose sur des investigateurs le plus souvent hospitaliers, donc ça vous bloque énormément d’accès aux médecines non allopathiques. Le Dr DONATINI observe à propos des dossiers d’études cliniques qu’un essai clinique et un médicament, c’est 500 millions de dollars : à ce prix-là, on fait un costume sur mesures. Les essais cliniques concernant au mieux quelques milliers de patients, en bonne santé, l’AMM n’est pas faite pour déterminer la toxicité, les interactions sont inconnues. Au final, l’efficacité est surévaluée.
Le système de l’AMM se double d’ un système de pharmacovigilance qui est censé détecter la toxicité des médicaments. On collecte, après l’autorisation de mise sur le marché, les effets indésirables, à la bonne volonté des médecins qui ne sont pas rétribués pour cela. Donc ceux qui notifient les effets sont souvent les hospitaliers : en gros, un sur cent quand c’est très grave et inconnu, et un sur dix mille ou plus quand ce n’est pas le cas. Il n’y a aucun registre exhaustif dans les hôpitaux, alors qu’au Canada, on est en train de se rendre compte que c’est une nécessité absolue. Il faut absolument des registres qui collectent exhaustivement les effets indésirables. Chez nous, c’est le laisser-aller total : on ne connaît pas la toxicité de nos médicaments, trente mille morts, on sait pas, on veut pas savoir. Les médecins découvrent d’un seul coup qu’on retire un médicament du marché, le visiteur médical qui avait préparé son topo est tout surpris, mais il est encore accueilli par le médecin. Le médecin aurait-il perdu tout bon sens ?
La recherche médicale est également muselée : il ne faut pas nuire aux bénéfices de l’industrie de la pharmacie. Des chercheurs courageux, trouveurs de surcroît, se sont vus rejetés, harcelés, parfois victimes de tentatives d’homicide.
Les médecins qui tentent de suivre une voie un peu différente pour répondre à l’attente de leurs patients, et qui ont de bons résultats, se voient harcelés, sanctionnés par les instances judiciaires de l’Ordre des médecins, avec la collusion de certains médecins Conseil de l’Assurance Maladie. C’est une véritable chasse aux sorcières qui est engagée en France.
Les autorités de la Faculté de Médecine sont elles-mêmes enfermées dans un scientisme centralisateur, renforcé par le Pouvoir et les Cabinets ministériels , également centralisateur qui vont jusqu’à imposer par la loi des traitements (anticancéreux par exemple) et vaccinations obligatoires et dont le refus par les patients est considéré comme délit justifiant amende et emprisonnement, (ordonnance du 15 juin 2000 ), voire suspension de l’autorité parentale.
Dans cette subordination, le patient a aussi sa part de responsabilité quand il se laisse impressionner par un jargon hermétique, quand il accepte le manque d’attention ou d’explications, quand il méconnaît les capacités d’une prévention naturelle, quand il se bourre de médicaments faisant le jeu de l’industrie pharmaceutique au lieu de recourir à une vie plus saine où il doit mettre en jeu son libre arbitre. (Dr Didier Tarte)
Mais de plus en plus de patients, en situation d’échec, également victimes de cette dictature française, ont perdu toute confiance dans la médecine et parfois dans le médecin.
Aujourd’hui, beaucoup recherchent d’autres solutions et se documentent pour se soigner d’une façon naturelle et sans effet secondaires, soit seul, soit avec l’aide de praticiens médecins ou non médecins..
C’est à partir des années 1970 que le phénomène marginal des médecines non-conventionnelles s’est véritablement développé en Europe pour donner naissance aujourd’hui à une revendication profonde et d’ampleur croissante. Les déclarations et les textes européens et internationaux des droits des patients affirment le droit d’accès à toutes ces formes de soins.
Dans sa déclaration de 1984, le Conseil de l’Europe résume bien la situation à laquelle nous nous référons : « Le recours persistant et à grande échelle, aux méthodes non classiques de diagnostic et de traitement des maladies révèle l’existence au sein du public d’un besoin que ne peut satisfaire la médecine classique orthodoxe…il faut donc nous efforcer de définir et d’analyser ce besoin afin d’améliorer les systèmes de soins médicaux dans les Etats membres. Le problème se manifeste dans tous les pays et il doit non seulement être traité au niveau international, mais également sur une base nationale ».
Lorsque dans le cadre du pluralisme médical et thérapeutique, de la liberté de prescription du médecin et de la liberté de choix thérapeutique des citoyens/citoyennes (cf. respectivement articles L.162.2 du code de la sécurité sociale et 16/3 du code civil) des médecins ont recours dans un but curatif à ces méthodes non classiques et aux médecines non conventionnelles pourtant approuvées et reconnues par les résolutions du 29 mai 1997 du Parlement européen, et du 4 novembre 1999 de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (résolution 1206), ils sont systématiquement sanctionnés et de façon répétitive par des interdictions temporaires ou définitives d'exercer pour «procédé « procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé »
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